Jean-François Curée de la Bédissière

1756 - 1835

Informations générales
  • Né le 21 décembre 1756 à Pézenas (Hérault - France)
  • Décédé le 11 avril 1835 à Pézenas (Hérault - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 6 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Hérault
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 15 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Hérault
Groupe
Plaine
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Hérault
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, membre du Tribunat et membre du Sénat conservateur, né à Pézenas (Hérault), le 21 décembre 1756, mort à Pézenas, le 11 avril 1835, il était propriétaire à Saint-André (Hérault), au moment de la Révolution. L'adhésion qu'il donna aux idées nouvelles le fit nommer, en 1790, membre du directoire du département, et le fit élire, le 6 septembre 1791, député de l'Hérault à l'Assemblée législative, le 5e sur 9, par 383 voix sur 459 votants. Il prit place dans la majorité mais sans jouer aucun rôle dans cette Assemblée. Réélu, le 4 septembre 1792, membre de la Convention par le même département, le 3e sur 9, avec 365 voix sur 485 votants, il siégea obscurément parmi les modérés et répondit, dans le procès de Louis XVI, au 3e appel nominal : « Je vote pour la réclusion pendant la guerre, et la déportation à l'époque de la paix.» Après la session, il revint dans son département, la loi du 10 mai 1790 ayant interdit le séjour de Paris aux ex-constitutionnels non pourvus d'emplois publics. En janvier 1797, il adressa à ce sujet une réclamation au Conseil des Cinq-Cents, et, l'année suivante (24 germinal an VI), vint siéger lui-même dans ce Conseil comme député de l'Hérault. Après l'assassinat des plénipotentiaires français à Rastadt, l'Assemblée décida, sur sa motion, que le nom des victimes serait maintenu sur la liste des députés, et qu'à chaque appel nominal, il serait répondu : « Que le sang des plénipotentiaires français retombe sur la maison d'Autriche! » Il protesta contre la déclaration de la patrie en danger, et, favorable au coup d'Etat de brumaire. fut nommé, le 4 nivôse an VIII, membre du Tribunat. Il appuya l'organisation des tribunaux spéciaux, fut nommé membre de la Légion d'honneur le 4 frimaire an XII, et, le 4 floréal, demanda à faire une motion d'ordre, et proposa que le gouvernement de la République fût confié à un empereur héréditaire en la personne de Napoléon Bonaparte. « Hâtons-nous, mes chers collègues, dit-il, de demander l'hérédité de la suprême magistrature; car, en votant l'hérédité d'un chef, comme disait Pline à Trajan, nous empêcherons le retour d'un maître. Le siècle de Bonaparte est à sa quatrième année et la nation veut un chef aussi illustre que sa destinée. » La motion fut votée, et son auteur fut promu (25 prairial suivant) commandeur de la Légion d'honneur. L'Empereur le fit entrer au Sénat conservateur, le 14 août 1807, après la suppression du Tribunat, et le créa, le 15 juin 1808, comte de la Bédissière. La chute de l'Empire (1814) le rendit à la vie privée. Curée avait la réputation d'un helléniste distingué.


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