Antoine, François Delpierre

1764 - 1854

Informations générales
  • Né le 3 février 1764 à Valfroicourt (Vosges - France)
  • Décédé le 8 mai 1854 à Valfroicourt (Vosges - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 2 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Vosges
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 12 avril 1797 au 26 décembre 1799
Département
Vosges
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député en 1791 et au Conseil des Cinq-cents, membre du Tribunat, né à Valfroicourt (Vosges) le 3 février 1764, mort à Valfroicourt le 8 mai 1854, était homme de loi dans sa ville natale avant la Révolution. Il se montra partisan des idées nouvelles, devint administrateur du district, et fut élu, le 2 septembre 1791, député des Vosges à l'Assemblée législative, le 5c sur 8, par 238 voix sur 407 votants. Il siégea dans les modérés de la majorité, et présenta, à la séance du 18 février 1792, un long rapport sur les troubles d'Arles; il concluait ainsi : « Dans cette diversité d'assertions, votre comité laisse à votre sagesse à démêler la vérité, et vous propose de décréter que tout individu qui appellera ses citoyens du nom de chiffoniste ou de monnayer, sera poursuivi comme perturbateur du repos public ; que les ouvrages de défense extérieure seront démolis aux frais de la commune; que les citoyens qui, conformément à l'arrêté du département des Bouches-du-Rhône, ont déposé leurs armes, seront réarmés ; qu'il sera formé, dans le département, un bataillon de gardes nationales volontaires, qui sera mis en marche après sa formation.»

Il se retira dans son département après la session, et, le 23 germinal au V, fut élu député des Vosges au Conseil des Cinq-cents, par 154 voix sur 175 votants. A la séance du 19 frimaire an VI, il prononça un discours sur les biens communaux, comme adjoint à la commission spéciale sur cet objet. Son attitude modérée lui valut d'être nommé, le 4 nivôse an VIII, membre du Tribunat; il siégea sans éclat dans cette assemblée, devint membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII, et, à la suppression du Tribunat, fut élevé aux fonctions de président de chambre à la cour des Comptes (28 décembre 1807). Créé chevalier (3 juin 1808), puis baron de l'Empire (28 avril 1813), il conserva ses fonctions sous la Restauration, et fut nommé, le 19 juillet 1815, membre de la commission chargée d'examiner les actes et les opérations sur les rentes inscrites au grand-livre, qui, au nom de la Caisse d'amortissement et de divers particuliers, avaient été engagées jusqu'à la concurrence de 5 millions. Admis à la retraite le 29 octobre 1829, il passa président honoraire à la Cour des Comptes, fut nommé, le 30 avril 1832, membre de la commission de surveillance de la caisse d'amortissement, et commandeur de la Légion d'honneur le 17 août 1832.


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