Louis, Ernest Brincard

1842 - 1920

Informations générales
  • Né le 11 mars 1842 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 18 janvier 1920 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Seine-et-Oise
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Seine-et-Oise

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 11 mars 1842 à Paris, mort le 18 janvier 1920 à Paris.

Député de Seine-et-Oise de 1889 à 1898.

Petit-fils d'un soldat du Premier Empire anobli pour faits de guerre, fils d'un grand industriel de Pontoise, Louis Brincard, après avoir fait son droit, entra dans la diplomatie et devint secrétaire d'ambassade de 1re classe.

Il fit brillamment la guerre de 1870 comme chef de bataillon aux mobiles de Seine-et-Oise et fut décoré pour sa belle conduite.

Il donna sa démission de secrétaire d'ambassade en 1880 pour se consacrer à la politique.

Maire de Domont, conseiller général du canton d'Ecouen, vice-président de l'Assemblée départementale, il se présenta aux élections générales législatives des 22 septembre et 6 octobre 1889 dans la deuxième circonscription de Pontoise et fut élu au deuxième tour de scrutin par 7.933 voix contre 5.575 à M. Jules Périllier, député sortant.

Inscrit au groupe conservateur, puis membre du groupe Jacques Piou, il appartint à diverses commissions spéciales, notamment à celle des douanes.

Il eut l'occasion d'intervenir souvent à la tribune à propos : du régime des sucres, du tarif général des douanes (1891), de la réforme de l'impôt des prestations, de l'assistance médicale gratuite et de la création d'hôpitaux-hospices (1892) des budgets des travaux publics, .de la guerre, des finances et de la loi de finances de l'exercice 1893, de la protection du travail national, de la modification des circulaires électorales, de la suspension des droits d'entrée sur les fourrages (1893). Il présenta, dans le même temps, des propositions de loi sur : le recrutement de la magistrature (1890), l'abrogation des candidatures multiples (1892), la réforme des prestations (1893). Réélu aux élections générales du 20 août 1893, au premier tour de scrutin, par 7.177 voix contre 6.521 à M. Emile Aimond, il entra à la Commission de l'assistance et de la prévoyance sociales et à celle de la réforme générale de l'impôt. Il se fit entendre à la tribune sur : l'assainissement de Paris et de la Seine (1894), les trains ouvriers, les budgets de l'intérieur, de la guerre, des finances, de l'exercice 1896, la réforme de l'impôt des boissons, le régime fiscal des successions et donations, les budgets des travaux publics, de la guerre, des finances de l'exercice 1896 (1895), les budgets de l'intérieur, des travaux publics, de la guerre et la loi de finances de l'exercice 1897 (1898), le régime des sucres, les trains ouvriers, la prorogation du privilège de la Banque de France (1897), le budget de la guerre de l'exercice 1898 (1898); tandis qu'il déposait des propositions de loi sur: l'organisation des caisses de retraites pour la vieilles-se (1894), l'incompatibilité du mandat législatif avec les postes d'administrateur de sociétés de crédit contrôlées par l'Etat (1895), l'organisation des troupes coloniales et leur recrutement (1896).

Il subit un échec aux élections généraels du 8 mai 1898 où il n'obtint au premier tour de scrutin que 7.789 voix contre 8.521 à M. Emile Armond qui lui succéda.

Il se tint désormais à l'écart de la politique, et mourut à Paris le 18 janvier 1920. à 7_ ans.


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