Pierre, Antoine Laloy

1749 - 1846

Informations générales
  • Né le 16 janvier 1749 à Doulevant (Haute-Marne - France)
  • Décédé le 5 mars 1846 à Chaumont (Haute-Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 6 novembre 1793 au 21 novembre 1793
Présidence de l'Assemblée nationale
du 19 février 1797 au 20 mars 1797

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante (Législature en cours)
Mandat
Depuis le 18 novembre 2018 (mandat en cours)
Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 31 août 1791 au 20 septembre 1792
Département
Haute-Marne
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Haute-Marne
Groupe
Montagne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 26 octobre 1795 au 12 avril 1798
Département
Haute-Marne
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, au Conseil des Anciens et membre du Tribunat, né à Doulevant (Haute. Marne) le 16 janvier 1749, mort à Chaumont (Haute-Marne) le 5 mars 1846, il est le frère de Jean-Nicolas Laloy (1745-1804) - élu par le bailliage de Chaumont-en-Bassigny député du tiers aux état généraux -. Il termina ses études à Paris (1764), entra chez un procureur, fut reçu avocat au bailliage de Chanmont (1773), fut chargé (1785) par le garde des sceaux d'inventorier les archives du Bassigny, et devint, en 1789, procureur de la commune de Chaumont, puis administrateur de la Haute-Marne.

Le 31 août 1791, il fut élu, le 6e sur 8, par 208 voix (363 votants) député de la Haute-Marne à l'Assemblée législative. Il y siégea dans la majorité avancée, se fit remarquer dans les commissions, et fut réélu par le même département membre de la Convention, le 7e et dernier, avec 154 voix (405 votants).

Laloy prit place à la Montagne, vota « la mort » dans le procès du roi, demanda le décret d'accusation contre Barbaroux, devint secrétaire, puis président de l'assemblée, félicita, en cette dernière qualité, l'évêque Gobel de son abjuration, donna « le baiser fraternel » à la déesse de la Raison, prit part à plusieurs discussions, fit décréter la vente du mobilier de la liste civile, et appartint au comité de salut public après le 9 thermidor.

Ses collègues de la Convention l'inscrivirent sur la liste des membres du Conseil des Cinq-Cents (4 brumaire au IV). Il fut encore président de ce Conseil, parla sur l'organisation judiciaire et s'attira, de la part de Camus, le reproche de partialité dans la discussion sur le serment des électeurs.

Il passa, le 24 germinal an VI, au Conseil des Anciens, où il représenta la Haute-Marne jusqu'au coup d'Etat de brumaire, après avoir obtenu le renouvellement de son mandat le 19 brumaire an VII; son adhésion au coup d'Etat de Bonaparte le fit entrer au Tribunat (4 nivôse an VIII).

Il quitta ce poste à la première élimination (an X), fut nommé, le 8 brumaire an XI, membre du conseil des prises, et plus tard, pendant les Cent-Jours (19 mai 1815), conseiller de préfecture de la Seine.

Atteint par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il se retira à Mons (Belgique), fut autorisé à rentrer en France en 1818, mais ne profita pas de cette grâce, et ne revint qu'après la révolution de 1830.

Le comte Réal lui fit obtenir une pension.

Laloy, qui possédait une bibliothèque de plus de vingt mille volumes, passa dans l'étude les dernières années de sa vie ; il mourut à 97 ans.

On a de lui, outre des discours, rapports et mémoires, quelques ouvrages anonymes : l'Agriculture pratique, la Statistique de la Marne, etc,

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