Camille, Victor, Joseph Briquet

1880 - 1960

Informations générales
  • Né le 10 mars 1880 à Reims (Marne - France)
  • Décédé le 28 novembre 1960 à Pavillons-sous-bois (Seine-St-Denis - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Eure
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Eure
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Eure
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 10 mars 1880 à Reims (Marne), mort le 28 novembre 1960 à Pavillons-sous-Bois (Seine).

Député de l'Eure de 1928 à 1942.

Docteur en médecine, spécialisé dans la chirurgie, Camille Briquet, installé à Passy-sur-Eure, ne s'intéressa à la politique active qu'après la guerre de 1914-1918. Mobilisé dès le début des hostilités, en qualité de médecin-major, il participa à la bataille de Verdun, fut cité à l'ordre du jour et décoré de la Croix de guerre et de la Médaille de Verdun.

Sa popularité due à ses talents de praticien et à son dévouement, lui valut d'être élu conseiller général de l'Eure, puis président du conseil général, et maire de Pacy-sur-Eure, soutenu par le parti radical auquel il appartenait depuis plusieurs années.

Ces succès l'encouragèrent à se présenter aux élections générales législatives du 22 avril 1928, dans la deuxième circonscription d'Evreux. Il se déclarait partisan d'une large concentration de gauche, adversaire du fascisme et du communisme et favorable à la laïcité de l'Etat; il se proposait de soutenir les caisses de crédit agricole, de développer les coopératives agricoles et de dénoncer la fiscalité frappant les petits commerçants et les petits agriculteurs.

Il fut élu, au premier tour de scrutin, par 6.205 voix contre 4.420 à M. Leroy. Inscrit au groupe radical-socialiste, il entra à la Commission de l'Algérie, des colonies et des protectorats, et à celle du suffrage universel.

Il fit preuve d'une grande activité politique en participant à de nombreux débats, parmi lesquels on peut citer : le budget du travail et de l'hygiène de l'exercice 1929 (1929) ; les budgets du travail, de la guerre, des affaires étrangères et de l'instruction publique de l'exercice 1930 (1930) ; les budgets de la santé publique et des postes télégraphes et téléphones de l'exercice 1931-1932 (1930) ; les interpellations sur les incidents du camp de Châlons (1929); sur l'accord douanier austro-allemand (1931); les projets de loi sur l'exercice de la profession de banquier (1929) ; sur le commerce des blés, sur les assurances sociales, sur les dégrèvements d'impôts, sur les emprunts coloniaux. (1930), etc... II déposa en outre une proposition de loi sur l'évaluation forfaitaire des bénéfices agricoles, fut chargé de rapporter le projet de loi relatif à l'emprunt de Madagascar, et donna un avis sur la ratification de la délibération de la Commission des délégations financières de Madagas car relative au relèvement des droits de douane sur les grains et farines.

Il se représenta aux élections générales du 1er mai 1932 avec un programme orienté vers la défense de l'agriculture, principale source de la richesse et de la stabilité du pays, vers le maintien de la Société des Nations et la réduction du programme des armements. Il emporta le siège au premier tour de scrutin, par 6.019 voix contre 4.100 à M. Casanova. Membre de la Commission de l'agriculfure et de celle de l'Algérie, des colonies et des protectorats, il intervint au cours de la discussion: des interpellations sur le chômage et sur la politique agricole du Gouvernement, des projets ou propositions de loi sur la défense du marché du blé (1932); sur la révision des baux à ferme, sur la transformation des écoles rurales, sur le redressement budgétaire, sur l'amnistie (1933); rapporta le projet de loi sur la défense du marché du blé (1933-1934) et le projet de loi sur l'assainissement du marché du blé (1934) ; s'intéressa aux budgets de l'agriculture, de la santé publique (1933-1934), à la révision des baux ruraux, à l'aide aux cultivateurs endettés, à la politique financière du Gouvernement (1935) et à Politique agricole (1936). Il déposa en outre plusieurs propsitions de loi concernant les droits de circulations payés par les automobilistes, l'organisation et la défense du marché du blé (1934), les agriculteurs grevés de dettes (1935) et la loi de finances de l'exercice 1935.

De nouveau candidat aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936, il se déclara hostile au front populaire, et attaché à la tradition du parti radical; partisan de l'organisation de la profession d'agriculteur et de la révalorisation des produits agricoles. Il fut réélu, .au deuxième tour de scrutin, par 6.670 voix contre 2.948 à M. Davesne.

Membre des mêmes commissions que sous la précédente législature, il demeura plus que jamais l'avocat du monde rural, intervenant sur la création d'un office national professionnel du blé, revenant sur ce même sujet au cours de la discussion du budget de l'agriculture de l'exercice 1938, cherchant a faire obtenir une aide aux producteurs de blé et parlant encore de la politique agricole du. Gouvernement. Il se fit entendre en outre sur la convention passée avec la Banque de France, sur la proposition de loi tendant à instituer la représentation proportionnelle, et sur la déchéance de certains parlementaires. Il faut citer aussi sa proposition de loi tendant à étendre aux exploitants agricoles la législation sur les accidents du travail.

Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vota les pouvoirs constitutants demandés par le Maréchal Pétain, et rentra dans la vie privée.

Il mourut le 28 novembre 1960, à Pavillons-sous-Bois, entouré de ses enfants et petits-enfants. Il était âgé de 80 ans.




Né le 10 mars 1880 à Reims (Marne)

Décédé le 28 novembre 1960 à Pavillons-sous-Bois (Seine)

Député de l'Eure de 1928 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, p. 770 et 771)

A la Libération, par sa décision du 30 octobre 1945, le Jury d'honneur confirme l'inéligibilité qui frappait Camille Briquet, en raison de son vote du 10 juillet 1940, favorable au projet de loi portant révision constitutionnelle.


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