François, Louis, Jean, Joseph de Laborde de Méréville

1761 - 1802

Informations générales
  • Né le 6 juin 1761 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 20 octobre 1802 à Londres (Royaume-uni)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 15 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Etampes (Type : Bailliage)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Paris le 6 juin 1761, mort à Londres en 1801, fils aîné du financier Jean-Joseph de Laborde, qui fut banquier de la cour et qui périt sur l'échafaud en 1794, il appartenait à une famille du Béarn, établie à Bielle, dans la vallée d'Ossau, dont le nom primitif était Dort, et qui prit en 1620 celui de Laborde, d'un domaine ainsi appelé.

Il fit la guerre d'Amérique. Lors de la révolution de 1789, il remplissait les fonctions de garde du trésor royal. Elu, le 15 mars 1789, député du tiers aux Etats-Généraux par le bailliage d'Etampes, il siégea à l'Assemblée constituante sur les bancs de la gauche, parla sur le préambule de la Déclaration des droits, en faveur de la tolérance de tous les cultes, fit voter l'impression de l'état des finances, fut élu, le 29 septembre, avec MM. de Virieu et de Bonnegens « trésorier patriotique », chargé de recevoir à l'hôtel des monnaies l'argenterie des églises, fabriques, chapelles et confréries, « qui ne serait pas nécessaire pour la décence du culte », et mit cinquante mille livres à la disposition du comité des recherches par une lettre du 23 octobre 1789, où il disait : « En acceptant, les fonctions honorables dont mes commettants m'ont chargé. j'ai pris la ferme résolution de consacrer tous mes efforts à la liberté; ma vie et ma fortune appartiennent à la patrie ; j'offre une somme de 50,000 livres qui seront portées ce matin au trésor des dons patriotiques, pour être employées aux dépenses que le comité des recherches sera forcé de faire pour découvrir les coupables. » Il fut chargé d'examiner la situation de la caisse d'escompte et combattit le plan de Necker. Il se déclara aussi contre les projets de la municipalité de Paris relatifs à la vente des biens ecclésiastiques, et proposa (1791) un décret sur l'agiotage des petits assignats.

Après la clôture des travaux de la Constituante, il se retira dans ses terres ; dénoncé au tribunal révolutionnaire sous la Terreur, il échappa aux poursuites et se réfugia en Angleterre, où il mourut. Son père fut exécuté à Paris, le 18 avril 1794, comme coupable de conspiration et de correspondance avec son fils émigré ; ses deux frères Laborde-Bouteville et Laborde-Marchainville, périrent victimes de leur dévouement dans l'expédition de La Peyrouse, en voulant sauver sur une chaloupe plusieurs de leurs compagnons en danger.

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