Jean, Georges Lefranc de Pompignan

1715 - 1790

Informations générales
  • Né le 22 février 1715 à Montauban (Tarn - France)
  • Décédé le 29 décembre 1790 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 3 juillet 1789 au 18 juillet 1789

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 janvier 1789 au 29 décembre 1790
Baillage
Dauphiné (Type : Province)
Groupe
Clergé

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, et ministre, né à Montauban (Tarn-et-Garonne) le 22 février 1715, mort à Paris le 29 décembre 1790, frère du poète lyrique Jean-Jacques Lefranc de l'ompignan (1709-1784), fit de bonnes études au collège Louis-le-Grand, les continua au séminaire de Saint-Sulpice, entra dans les ordres, fut pourvu d'un canonicat avec le titre d'archidiacre, et fut appelé, de très bonne heure (25 décembre 1742) à l'évêché du Puy. Abbé commendataire de Saint-Chaffre en son diocèse (1747), il fit partie, en 1755, de l'Assemblée. du clergé, et suivit les inspirations du cardinal de la Rochefoucauld, qui tenait alors la feuille des bénéfices, ce qui valut aux partisans de ce prélat le surnom de feuillants, par opposition avec le groupe des théatins, amis du théatin Boyer, ex-évêque de Mirepoix.

Désigné par l'Assemblée pour adresser au pape les articles qu'elle arrêta, il fut encore membre de celle de 1760, éleva la voix en faveur des ecclésiastiques bannis par le parlement, présenta à ce sujet des Remontrances au roi, et publia vers la même époque « contre les philosophes et l'incrédulité », plusieurs écrits qui furent remarqués : Questions diverses sur l'incrédulité (1753) ; le Véritable usage de l'autorité séculière dans les matières qui concernent la religion (1753) ; l'Incrédulité convaincue par les prophètes (1759) : la Religion vengée de l'incrédulité par l'incrédule lité elle-même (1772), etc.

En février 1774, Lefranc de Pompignan, qui avait prononcé, quelques années auparavant, l'oraison funèbre de Marie Leczinska, fut nommé par Louis XV à l'archevêché de Vienne. Présent, en cette qualité, à la réunion des Etats du Dauphiné, il s'y prononça pour les revendications du tiers, et fut aussi désigné, l'année suivante (2 janvier 1789), aux suffrages des électeurs du clergé de cette province, qui l'envoyèrent siéger aux Etats-Genéraux. Là, il fut, avec Champion de Cicé, archevêque de Bordeaux, le premier à se prononcer pour la vérification des pouvoirs en commun, et compta 114 adhérents contre 133.

Il se réunit peu après aux communes et prit une part active aux premiers travaux de l'Assemblée nationale, dont il fut bientôt élu président. Le 4 août, le roi le chargea de la feuille des bénéfices dont venait de se démettre M. de Marbœuf, archevêque de Lyon ; il en instruisit ses collègues de l'Assemblée. Pourvu du titre de ministre d'Etat le 5 août, il prit séance au conseil, et quitta son siège épiscopal par suite de l'impossibilité où il était de résider dans le diocèse ; il reçut en échange l'abbaye de Buzai. Mais bientôt les nominations aux bénéfices ecclésiastiques furent suspendues (9 novembre) ; Lefranc de Pompignan devint alors ministre sans portefeuille.

Lors de la discussion de la constitution civile du clergé, souffrant déjà de la maladie qui l'emporta, il dut s'abstenir d'assister aux séances du conseil et ne put faire prévaloir, conformément aux instructions que lui avait adressées le pape Pie VI, son opinion, laquelle était contraire aux nouveaux décrets : la constitution civile reçut, le 25 août, la sanction royale.

Lefranc de Pompignan mourut le 29 décembre suivant.

On lui doit encore de nombreux Mandements, Lettres pastorales et Rapports à l'Assemblée du clergé, et un ouvrage posthume, imprimé en 1802 : Lettres à un évêque sur plusieurs points de morale et de discipline.



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