Auguste, Marie, Raymond d' Arenberg Comte de Lamarck

1753 - 1833

Informations générales
  • Né le 30 août 1753 à Bruxelles (Belgique)
  • Décédé le 26 septembre 1833 à Bruxelles (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 19 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Le Quesnoy - Hainaut (Type : Bailliage)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de la noblesse aux Etats généraux de 1789, pour le bailliage du Quesnoy (Nord), né à Bruxelles le 30 août 1753, mort à Bruxelles le 20 septembre 1833, il avait reçu de son aïeul maternel la propriété du régiment de Lamarck, au service de la France, et qui partit pour les Indes, en 1780, contre les Anglais.

Grand propriétaire en Belgique et dans la Flandre française, il prit parti pour les Belges insurgés contre la domination autrichienne, et, élu en France député de la noblesse aux Etats généraux, le 19 avril 1789, il se lia avec les membres les plus en vue du parti avancé, notamment avec Mirabeau et Talleyrand. Il était alors maréchal de camp dans l'armée française.

Une lettre écrite par lui au comité de Gand, le 10 décembre 1789, montre qu'il ne se désintéressait pas de la révolution brabançonne, à laquelle les Etats de Flandre venaient de le rattacher en acceptant l'offre de ses services. Il conseille « l'union préalable des provinces belges, cette force sans laquelle la patrie ne recouvrera jamais sa liberté, et qui leur permettra de négocier facilement avec les puissances voisines qui, jusque-là, peuvent feindre d'ignorer, ou même ignorent réellement quelle cause, quels projets, quels hommes les étrangers serviraient en intervenant dans le mouvement des Pays-Bas, qu'on ne saurait encore qualifier au dehors d'insurrection vraiment nationale. Si c'est une constitution entièrement républicaine, et par conséquent la guerre, mais une sainte et juste guerre que vous voulez, il faut employer tous les moments de l'armistice qui vient d'être signé à y décider les provinces, à déterminer leur contingent d'hommes et d'argent, à se procurer avec abondance des armes et des munitions, en un mot à organiser très rapidement une force militaire, à intéresser les puissances voisines, ou plutôt à les désintéresser de cette grande révolution. Si ce n'est que pour regagner sur l'Empereur les avantages que vous avez perdus, il faut encore et la coalition des provinces, et l'intervention paisible et la garantie efficace des puissances voisines, mais par d'autres procédés, et avec des préparatifs d'une autre nature. Pour moi, qui verserai jusqu'à la dernière goutte de mon sang pour recouvrer la liberté de mon pays et même pour en faire une heureuse république fédérative, je déclare que je ne consentirai jamais à donner mon pays à une autre puissance, et même que je m'opposerai de toutes mes forces à une révolution qui ne tournerait qu'au profit de quelques ambitieux subalternes et perfides. »

Les Impériaux, d'abord battus par les patriotes belges, eurent bientôt raison d'une révolution affaiblie par des dissentiments et des rivalités d'influence. Le prince d'Arenberg resta en France, et se tourna vers la cour, dont il devint un des conseillers les plus écoutés. Il servit d'intermédiaire entre elle et Mirabeau, et se chargea de l'échange de notes et de subsides qui furent le seul résultat pratique de ce secret accord, car Mirabeau mourut quelque temps après, dans les bras du prince d'Arenberg, qu'il avait nommé son exécuteur testamentaire.

En 1793, le prince alla prendre du service en Autriche, et fut employé par le baron de Thugut dans quelques négociations contre Bonaparte, ce qui lui ferma, pendant la durée de l'Empire, les portes de la France.

À la formation du royaume des Pays-Bas, en 1815, il rentra à Bruxelles avec le grade de lieutenant général ; il conserva, jusqu'à la fin, contre la France, une rancune que le temps ne put adoucir.


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