Guy, Joseph, François, Thimoléon d'Auberjon de Murinais

1759 - 1831

Informations générales
  • Né le 8 novembre 1759 à Saint-marcellin (Isère - France)
  • Décédé le 28 février 1831 à Murinais (Isère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 28 novembre 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Dauphiné (Type : Province)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Saint-Marcellin (Isère) le 8 novembre 1759, mort au château de Murinais (Isère) le 28 février 1831, lieutenant criminel à Saint-Marcellin, il fit partie, en qualité de député de Romans, des états du Dauphiné de 1788, et fut ensuite élu, le 7 janvier 1789, député suppléant de la noblesse aux Etats généraux par le Dauphiné.

Admis à siéger, le 28 novembre de la même année, en remplacement de M. de Morges démissionnaire, il se montra hostile à toute réforme, combattit la suppression des droits féodaux et des privilèges, traita Robespierre de factieux (7 août 1790) à propos d'un article du code pénal maritime dans lequel ce député voyait trop grande différence entre la peine infligée à l'officier et celle réservée au soldat; dénonça (28 février 1791) le club des Jacobins comme troublant la tranquillité du royaume ; attaqua de nouveau Robespierre (18 juin 1791) pour avoir dénoncé l'émeute de Brie-Comte-Robert, et l'invectiva violemment.

M. de Murinais prit aussi la parole en faveur des prêtres non assermentés.

Lors de la fuite du roi, il prêta cependant le serment de fidélité à l'Assemblée, et demanda, le 14 août, que le fils aîné du roi conservât le titre de dauphin.

Il signa les protestations des 12 et 15 septembre 1791 contre les actes de la Constituante, et émigra.

Il ne rentra en France qu'a la fin de l'Empire et ne reparut plus sur scène politique.


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