Jules, Marie, Henri de Faret de Fournès

1752 - 1826

Informations générales
  • Né le 13 janvier 1752 à Toulouse (Haute-Garonne - France)
  • Décédé le 22 décembre 1826 à Vers-pont-du-gard (Gard - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 30 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Nîmes et Beaucaire (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à toulouse (Haute-Garone) le 13 janvier 1752, mort au château de Saint-Privat, commune de Vers-Pont-du-Gard (Gard) le 22 décembre 1826, il suivit la carrière militaire. Il était, en 1789, colonel de Royal-Champagne-cavalerie et « grand sénéchal d'épée de Nîmes et de Beaucaire ».

Elu, le 31 mars 1789, par cette sénéchaussée, député de la noblesse aux Etats-Généraux, il siégea à droite, et, à propos des troubles qui avaient éclaté dans la ville d'Hesdin, il adressa, le 12 décembre 1790, au rédacteur du Moniteur la lettre suivante :

« Les sentiments d'estime et d'attachement, monsieur, qui m'unissent étroitement à mes compagnons d'armes du régiment de Royal-Champagne, m'auraient rendu vraisemblablement trop suspect aux yeux de l'Assemblée nationale pour que je pusse discuter avec quelque avantage l'affaire d'Hesdin et le projet de décret qui lui a été proposé par ses trois comités réunis. J'ai cru que la cause de mes camarades les officiers de Royal-Champagne, celle de la municipalité d'Hesdin, du ministre du roi, et des agents qu'il a employés pour exécuter ses ordres, ne pouvait être mieux défendue que par le rapport lui-même des commissaires envoyés à Hesdin, dont l'exactitude et l'impartialité justifient la confiance de l'Assemblée nationale. Le renvoi à une cour martiale ne pouvant être que le vœu du régiment Royal-Champagne, je n'ai pu qu'applaudir au décret qui a été adopté, et pour lequel j'ai voté.
Quant à ce qui me concerne, j'ai pensé que les moments de l'Assemblée nationale étaient trop précieux pour que je dusse entrer dans de nouveaux détails relatifs à une lettre que j'ai écrite à M. Lostende, major du régiment de Royal-Champagne. Comme les inductions et les réflexions que M. le rapporteur de l'affaire Hesdin en a tirées sont les mêmes que celles que M. Dubois-Crancé a fait imprimer il y a déjà quelque temps, j'ai cru ne pouvoir mieux y répondre qu'en priant les membres de l'Assemblée de vouloir bien se rappeler les deux imprimés que j'ai fait distribuer à cet égard. Ces deux réponses n'ayant été envoyées qu'à MM. les députés, trouvez bon que je me serve de la voie de votre journal pour faire connaître au public la raison qui me détermine à garder le silence sur un objet connu déjà depuis longtemps de la plus grande partie des membres de l'Assemblée nationale.

« FOURNÈS. »

Il ne fit pas partie d'autres législatures.

Date de mise à jour: mars 2017

Retour haut de page