Louis, Marthe de Gouy d'Arsy

1753 - 1794

Informations générales
  • Né le 15 juillet 1753 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 23 juillet 1794 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Saint-Domingue (Type : Colonie)

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Paris le 15 juillet 1753, exécuté à Paris le 31 juillet 1794, d'une famille noble de Picardie, il était fils d'un lieutenant-général : il eut le Dauphin pour parrain.

Elevé au collège d'Harcourt, il entra à l'école d'artillerie de Strasbourg ; à 27 ans, il était chevalier de Saint-Louis et colonel en second des dragons de la Reine ; il épousa vers cette époque une riche créole de l'île Saint-Domingue.

Président de la noblesse de Melun, grand-bailli d'épée, au moment des élections aux états généraux, il ne put faire appuyer sa candidature par son ordre, qui le soupçonnait d'être franc-maçon, disciple de Mesmer et surtout admirateur de Necker. Il se présenta alors aux électeurs de l'île de Saint-Domingue, qui l'élurent, le 2 avril 1789, député de la colonie aux Etats généraux.

Le 27 avril suivant, il demanda son admission à l'Assemblée, fut reçu le 13 juin, et, le 20 du même mois, prêta le serment du Jeu de paume.

Le 13 juillet, il fit l'éloge de Necker, et, le 23, félicita les vainqueurs de la Bastille.

Successivement maire de Moret, commandant de la garde nationale de Fontainebleau, membre du comité des finances et du comité des domaines, commissaire de la salle (questeur), il prit part à toutes les discussions relatives aux colonies; aux séances des 1er et 24 décembre 1780, il attaqua l'administration de la marine et l'impéritie du ministre, et, le 24 avril 1790, proposa la création d'un comité de constitution des colonies. Au mois d'août suivant, il vota l'émission des assignats. Peu favorable à l'émancipation des nègres, et appréciant les inconvénients pratiques d'une telle mesure, il écrivit, en 1791, dans ce sens une longue lettre à Brissot, qui, en réponse, l'attaqua violemment.

Nommé maréchal-de-camp au mois de février 1792, il fut envoyé à Noyon pour y rétablir l'ordre, et parvint à se justifier de la faiblesse dont il fit preuve.

On l'accusa aussi d'être partisan du duc d'Orléans. Son château fut assailli, le 4 septembre 1792, par une bande qu'il eut grand peine à repousser.

Dénoncé par Marat, le 18 mars 1793, comme rédacteur de la pétition de la section du Mont-Blanc, tendant à faire établir la police des tribunes de l'Assemblée, il fut arrêté le 2 avril suivant, mis à l'Abbaye, relâché trois jours après, pris de nouveau, emprisonné comme suspect et, cette fois, définitivement, en novembre 1793, par ordre de Collot d'Herbois en mission dans l'Oise ; il habitait alors Arsy.

Traduit, le 5 thermidor an II, devant le tribunal révolutionnaire de Paris, condamné à mort comme complice d'une révolte qui devait éclater aux Carmes où il était détenu, il fut exécuté quelques jours après.


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