Alfred, Barthélemy Brugnot

1827 - 1903

Informations générales
  • Né le 11 mai 1827 à Monthelie (Côte-d'Or - France)
  • Décédé le 7 avril 1903 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Vosges
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Vosges
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 19 janvier 1891
Département
Vosges

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 4 janvier 1891 au 27 janvier 1900
Sénateur
du 28 janvier 1900 au 7 avril 1903

Biographies

Député de 1881 à 1889, né à Monthelie (Côte D’Or), le 11 mai 1827, ancien notaire, il épousa Mlle Jeanmaire, fille de l'ancien député des Vosges, et fut élu, lui-même, le 21 août 1881, député de la 1re circonscription d'Epinal, par 7,785 voix (8,843 votants, 14,819 inscrits).

Il n'avait pas eu de concurrent. M. Brugnot siégea parmi les républicains modérés, soutint la politique de M. Jules Ferry et vota :

- 4 mars 1882, contre l'amendement Jules Roche sur l'élection du maire de Paris;
- 7 mars, contre la proposition Boysset tendant à l'abrogation du Concordat ;
- 29 janvier 1883, contre le principe de l'élection de la magistrature;
- 6 mars, pour l'ordre du jour de confiance accordé au ministère J. Ferry à propos de la révision.

Il se prononça encore pour les crédits du Tonkin, pour la maintien de l'ambassade auprès du pape, etc.

Porté, le 4 octobre 1885, sur la liste opportuniste des Vosges, il passa, le 3e sur 6, avec 46,264 voix (87,635 votants, 108,409 inscrits), siégea à l'Union des gauches, et vota :

- contre la suppression des sous-préfets (amendement Colfavru);
- contre la proposition de résolution de la commission du budget (17 mai 1871);
- contre la discussion immédiate de l'interpellation Clemenceau sur la politique générale (chute du ministère Rouvier);
- contre l'urgence sur la proposition de loi de M. C. Pelletan relative aux lois constitutionnelles, etc.

M. Brugnot s'est prononcé, dans la dernière session :

- pour le rétablissement du scrutin uninominal (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution (14 février),
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes (14 mars),
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse (2 avril),
- pour les poursuites contre le général Boulanger (4 avril).


Né le 11 mai 1827 à Monthelie (Côte-d'Or), mort le 7 avril 1903 à Paris.

Député des Vosges de 1881 à 1891. Sénateur des Vosges de 1891 à 1903. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 513).

Aux élections générales du 22 septembre 1889, Alfred Brugnot fut réélu dès le premier tour de scrutin, député d'Epinal, par 6.008 voix contre 3.404 à son plus proche concurrent. Il eut à peine le temps, au cours de cette législature, de prendre part à la discussion du budget de 1891 et de présenter des observations relatives à la reconstruction du collège d'Epinal. Il fut élu en effet sénateur des Vosges au renouvellement du 4 janvier 1891 au premier tour de scrutin, par 781 voix sur 992 votants, en compagnie de son compatriote et ami, Jules Ferry, dont il soutint toujours fidèlement la politique.

A la Chambre Haute, où il siégeait sur les bancs de l'Union républicaine, il s'intéressa de préférence, aux questions juridiques et financières et fut l'auteur de plusieurs rapports concernant notamment la législation des sociétés, les finances et les marchés à terme.

Réélu au renouvellement du 28 janvier 1900 au premier tour de scrutin, par 668 voix sur 982 votants, son activité se ralentit en raison de son état de santé, qui l'empêcha de suivre avec assiduité les travaux du Sénat.

Il mourut en cours de mandat le 7 avril 1903, à Paris à 76 ans. Le Président Fallières, dans son éloge funèbre qu'il prononça le 19 mai 1903, salua cet « homme public qui défiait toute critique, un laborieux et un sage qui avait le sentiment particulièrement élevé de sa responsabilité».


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