Guillaume, Jean Favard de Langlade

1762 - 1831

Informations générales
  • Né le 4 avril 1762 à Saint-floret (Puy-de-Dôme - France)
  • Décédé le 14 novembre 1831 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Bonapartiste
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 13 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Bonapartiste
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Minorité modérée
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 31 juillet 1821
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Ministériel modéré
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 1er octobre 1821 au 24 décembre 1823
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Ministériel modéré
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Ministériel modéré
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Ministériel modéré
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 juin 1830 au 31 mai 1831
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Ministériel modéré

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents, membre du Tribunat, représentant à la Chambre des Cent-Jours, député de 1815 à 1831, né à Saint-Floret (Puy-de-Dôme) le 4 avril 1762, mort à Paris le 14 novembre 1831, il débuta comme avocat au parlement de Paris en 1785, et exerça cette profession jusqu'en 1792; à cette époque, nommé commissaire national près le tribunal d'Issoire, il y passa le temps de la Terreur, et ne revint à Paris que le 24 vendémiaire an IV, ayant été élu député du Puy-de-Dôme au Conseil des Cinq-Cents, par 221 voix sur 437 votants.

Il présenta à cette assemblée plusieurs rapports ou exposés de motifs qui ont beaucoup contribué à la rédaction du Code civil. Les lois sur les successions, sur les transactions pendant la dépréciation du papier-monnaie, sur les héritages des enfants naturels, sur le notariat, furent tour à tour l'objet de ses études. Il fit tous ses efforts, mais sans succès, pour obtenir la suppression des demandes en divorce fondées sur l'incompatibilité d'humeur. Puis il obtint des adoucissements aux mesures de rigueur prises à l'égard des ecclésiastiques déportés ou incarcérés.

Réélu, le 20 germinal an VII, par le même département, au même Conseil, Favard de Langlade se montra l'un des plus zélés partisans du coup d'Etat de Bonaparte, et lors de la mise en activité de la Constitution nouvelle, il fut appelé au Tribunat (4 nivôse an VIII); il en devint bientôt le président. Il y parla contre le premier chapitre du Code civil concernant la publication, les effets et l'application des lois, et décida le Tribunat à rejeter la loi présentée par le gouvernement. Cet acte d'opposition déplut fort au premier consul; mais, lors de la réduction des membres du Tribunat en 1802, Favard de Langlade fut cependant conservé. Il ne tarda pas d'ailleurs à reconquérir la faveur de Napoléon, en se prononçant (1804) pour la proposition Curée qui demandait l'établissement de l'Empire.

L'année suivante, il fit partie de la députation du Tribunat qui fut chargée d'aller au quartier général complimenter le vainqueur d'Austerlitz, et, à son retour, il proposa, pour donner au conquérant un témoignage d'admiration, d'amour et de reconnaissance, d'ériger sur une des principales places de Paris une colonne, surmontée de la statue de l'Empereur avec cette inscription : « A Napoléon le Grand, la patrie reconnaissante. » Après la suppression du Tribunat (1807), Napoléon, qui l'avait déjà fait membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII, le nomma successivement chevalier, puis baron de l'Empire, conseiller à la Cour de cassation le 5 décembre 1809, et maître des requêtes en mars 1813. Lors des événements de 1814, Favard de Langlade fit partie d'une commission chargée par le roi d'examiner les demandes en restitution des biens nationaux non vendus. Aux Cent-Jours, il signa l'adresse que la Cour de cassation envoya à l'Empereur, et fut nommé (13 mai 1815), avec 56 voix sur 106, membre de la Chambre des représentants par le collège de département du Puy-de-Dôme.

Il se retrouva royaliste à la seconde Restauration, signa une nouvelle adresse au roi, et fut élu député, en août 1815, par le même collège électoral, avec 118 voix sur 228 votants et 287 inscrits. Favard de Langlade appartint à la minorité de la Chambre introuvable. Il revint à la Chambre de 1816, ayant été réélu, le 4 octobre, par 133 voix (239 votants, 280 inscrits), et ne cessa de siéger jusqu'en 1831. Partisan du cabinet Decazes, il appuya tous les projets ministériels, et fut nommé (19 avril 1817) conseiller d'Etat en service ordinaire. Il obtint sa réélection comme député : le 1er octobre 1821, dans le 3e arrondissement du Puy-de-Dôme, à Issoire, par 115 voix sur 161 votants, 206 inscrits; le 25 février 1824, par 117 voix sur 166 votants et 191 inscrits; enfin le 17 novembre 1827 et le 23 juin 1830, par 80 voix sur 143 votants et 157 inscrits. Il soutint de ses votes les différents ministères de la Restauration, fut nommé rapporteur du code forestier en 1826, et reçut, en 1821, la croix d'officier de la Légion d'honneur, et celle de commandeur en 1827, avec le titre de comte.

Un biographe parlementaire traçait de M. Favard de Langlade, en 1826, ce portrait peu flatté: « M. Favard de Langlade a la voix rauque, le teint noir ; il est criblé de petite vérole ; sa tête est poudrée à blanc, sa taille est grosse et courte. »

Président à la cour de cassation en 1829, il a laissé, sur beaucoup de questions de législation et de procédure, des ouvrages qui font autorité : Répertoire de la législation du notariat (1807); - Manuel pour l'ouverture et le partage des successions (1811); - Traité des privilèges et hypothèques (1812) ; - Répertoire de la nouvelle législation civile, commerciale et administrative (1823-24), etc.

Date de mise à jour: août 2015


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