François, Armand Cholet

1747 - 1826

Informations générales
  • Né le 8 mai 1747 à Bordeaux (Gironde - France)
  • Décédé le 4 novembre 1826 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Gironde
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député au Conseil des Cinq-Cents, membre du Sénat conservateur et pair de France, né à Bordeaux (Gironde) le 8 juillet 1747, mort à Paris le 4 novembre 1826, était fils de Guy Cholet, « ancien consul et trésorier de la ville de Bordeaux et de demoiselle Angélique Ribail ». Procureur du roi à l'amirauté de Guyenne avant la Révolution, officier municipal de Bordeaux (19 mars 1790), il devint administrateur du département de la Gironde le 16 juillet suivant, et fut élu le 24 vendémiaire an IV, député de ce département au Conseil des Cinq-Cents par 371 voix sur 424 votants. Il s'opposa (16 novembre 1796) au rétablissement de la loterie, défendit les « naufragés de Calais » (Voy. Choiseul-Stainville), et fit rapporter la loi du 21 floréal an IV qui avait exile de Paris 198 conventionnels. En juillet 1797, il vota le maintien des ventes des presbytères, mais demanda la suspension des ventes non encore effectuées; le 21 août, il se prononça contre la violation du secret des lettres, et combattit la motion d'interdire aux ex-nobles les emplois publics. Réélu au même Conseil, le 27 germinal an VII, par 246 voix sur 424 votants, il devint, le 2 fructidor, secrétaire de l'Assemblée, protesta contre la formule de « haine à l'anarchie » contenue dans le nouveau serment imposé à l'armée, de montra favorable au 18 brumaire, et fit partie de la commission intermédiaire nommée pour réviser la Constitution (19 brumaire an VIII). Membre du Sénat conservateur, à sa création (4 nivôse an VIII), commandeur de la Légion d'honneur (25 prairial an XII), il fut créé comte de l'Empire, le 24 avril 1808, vota la déchéance de l'empereur (avril 1814), et fut nommé pair de France par Louis XVIII (4 juin 1814). Tenu à l'écart pendant les Cent-Jours, il reprit sa place dans la Chambre haute à la seconde Restauration, vota pour la déportation dans le procès du maréchal Ney, et siégea, jusqu'à sa mort, dans la majorité ministérielle.


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