Pierre, Charles, Louis Baudin des Ardennes

1748 - 1799

Informations générales
  • Né le 18 décembre 1748 à Sedan (Ardennes - France)
  • Décédé le 14 octobre 1799 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 24 septembre 1795 au 9 octobre 1795

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 2 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Ardennes
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Ardennes
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791, membre de la Convention et député au Conseil des Anciens, né à Sedan (Ardennes), le 18 décembre 1748, mort à Paris, le 14 octobre 1799, d'une famille d'origine lorraine, fixée depuis le milieu du XVIIe siècle à Sedan, où elle exerça diverses fonctions de magistrature et de finances, se chargea d'abord de l'éducation des fils du célèbre avocat général Gilbert des Voisins, puis, de retour dans sa ville natale, il y devint directeur des postes en 1783, et maire de la ville en 1790.

Elu député des Ardennes à l'Assemblée législative, le 2 septembre 1791, par 168 voix sur 299 votants, il y parla peu, quoique doué d'un certain talent de parole, mais peut-être en raison de la modération de ses opinions.

Elu par le même département membre de la Convention, le 5 septembre 1792, il motiva deux fois ses votes dans le procès de Louis XVI; sur le 2e appel nominal (l'appel au peuple), il dit :

« Quatre années d'expérience dans les assemblées primaires me forcent de dire oui. »

Au 3e appel nominal (la peine), il répondit :

« Je n'ai jamais pu me persuader que mon mandat m'autorisât a exercer les fonctions de juge. Mes commettants ont nommé des jurés pour la haute Cour nationale ; ils n'ont donc pas cru m'investir des pouvoirs de juge. Je ne vois pas de tribunal dans une Assemblée dont les membres ne sont astreints à aucune forme. Au reste, la mort de Louis me paraît avoir deux grands inconvénients : l'un, de rendre la guerre meurtrière et sanglante ; l'autre, de donner ouverture à des desseins ambitieux dont je n'ai nul indice, il est vrai, mais qui sont possibles. Je vote pour la réclusion pendant la guerre, et pour bannissement à la paix. »

Il se prononça également pour le sursis

Membre de la commission de rédaction de la Constitution de l'an III, il présidait la Convention en 1795, aux journées de vendémiaire, et, le jour où la Convention se sépara (4 brumaire an IV). fit décréter une amnistie générale pour les délits révolutionnaires, et prononcer l'abolition de la peine de mort à dater du jour de la conclusion de la paix.

Elu député au Conseil des Anciens par le département des Ardennes, le 21 vendémiaire an IV, avec 182 voix sur 188 votants, et réélu, le 22 germinal an V, il continua, dans cette Assemblée, de suivre le parti modéré, combattit les Clichyens, devint secrétaire commissaire des archives et président.

À l'occasion de l'anniversaire du 14 juillet, il célébra dans un discours la marche progressive de la Révolution. Mais, frappé de la faiblesse du Directoire, il désespérait du salut de la république, et disait à son collègue Cornet : « La Constitution de l'an III ne peut plus aller, seulement je ne vois pas où prendre le bras d'exécution », lorsqu'on annonça le retour imprévu de Bonaparte revenant d'Egypte. Il en ressentit une telle joie, qu'il se livra, dit Dulaure, à des actes étrangers à son caractère (?), et fut, le soir même, attaqué d'une goutte remontée dont il mourut.

Il était membre de l'Institut depuis le 14 décembre 1795. On lui doit des Anecdotes et réflexions sur la Constitution (1794), et des Eclaircissements sur l'article 355 de la Constitution et sur la liberté de la presse (1795).


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