Moïse, Antoine, Pierre, Jean Bayle

1755 - 1815

Informations générales
  • Né le 16 juillet 1755 à Chêne (Suisse)
  • Décédé le 1er juillet 1815 à Lyon (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 22 octobre 1793 au 6 novembre 1793

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 7 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention nationale, né à Montpellier (Hérault) en 1760, mort en 1815, habitait Marseille au moment de la Révolution ; il fut alors nommé procureur général syndic des Bouches-du-Rhône, puis, le 7 septembre 1792, élu membre de la Convention pour le même département, avec 376 voix, sur 725 votants.

Révolutionnaire ardent, il prit place à la Montagne, et vota la mort de Louis XVI. Au deuxième appel nominal (appel au peuple), il motiva en ces termes sa réponse négative : « Je ne veux ni rois, ni protecteurs, ni dictateurs, ni triumvirs, ni aucun genre de despotisme. Je veux la république indivisible. L'appel au peuple est le signal de la guerre civile et du retour de la tyrannie; c'est pourquoi je dis non. » Au 3e appel (la peine) : « Le seul moyen, dit-il, d'anéantir la tyrannie est d'anéantir les tyrans. Donnons cet exemple à l'univers; je vote pour la mort, et je demande l'exécution dans les vingt-quatre heures. »

Envoyé avec son collègue Boisset dans les départements de la Drôme et des Bouches-du-Rhône, il rendit compte de sa mission dans la séance du 2 juin 1793, dénonça le « tribunal populaire » établi par les sections de Marseille, comme « ayant répandu le sang des meilleurs patriotes », et fut lui-même violemment dénoncé par Barbaroux. Après avoir voté, tout d'abord, la suspension et la cassation de deux de ses arrêtés, l'Assemblée finit par lui donner raison.

Peu de temps après, il fut président de la Convention nationale (22 octobre 1793), avec Bazire, Duval et Fourcroy pour secrétaires ; c'est à la première séance qu'il eut à présider que fut donnée lecture de l'acte d'accusation contre les Girondins. Moïse Bayle fut membre du comité de sûreté générale jusqu'au 9 thermidor. Le 26 décembre 1793, il appuya le décret proposé par Barère sur les suspects.

En septembre 1794, il se vit en butte à l'hostilité de plusieurs représentants et fut accusé d'avoir favorisé la contre-révolution à Marseille, et d'avoir, avec Granet, signé une diatribe contre Marat ; ces accusations s'étant renouvelées le 5 avril 1795 (rapport de Pémartin), et Moïse Bayle étant d'ailleurs suspect comme jacobin à la nouvelle majorité de la Convention, il fut, séance tenante, décrété d'arrestation ; le décret lui enjoignait de se constituer prisonnier dans le délai de vingt-quatre heures, sous peine d'encourir la déportation.

Compris cependant dans l'amnistie du 4 brumaire et rendu à la liberté, il remplit, pendant quelque temps, sous le Directoire, un modeste emploi dans les bureaux du ministre de la police, Bourguignon. Bonaparte, après le 18 brumaire, l'exila dans une petite commune des environs de Lyon.

Il mourut dans la plus grande misère.


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