Antoine Français de Nantes

1756 - 1836

Informations générales
  • Né le 17 janvier 1756 à Beaurepaire (Isère - France)
  • Décédé le 7 mars 1836 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 10 juin 1792 au 24 juin 1792

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 4 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 12 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Isère
Groupe
Modérés
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 11 septembre 1819 au 9 mai 1823
Département
Isère
Groupe
Centre gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, au Conseil des Cinq-Cents, de 1819 à 1823 et pair de France, ne à Beaurepaire (Isère) le 17 janvier 1756, mort à Paris le 7 mars 1836, il était fils de Claude Français, notaire royal, et de Jeanne-Thérèse Coste-Foron.

Commis chez un de ses parents directeur des douanes à Nantes, il lui succéda vers 1785. M. René Kerviler dit que l'élégance affectée de son langage l'avait fait surnommer « l'Anacréon de la fiscalité ». Ses succès oratoires au club des « Amis de la Constitution », fondé à Nantes en 1790, le firent élire, le 23 avril 1791, officier municipal, puis, le 4 septembre suivant, député de la Loire-Inférieure à l'Assemblée législative, le 7e sur 8, par 116 voix sur 174 votants.

Le 6 avril 1792, il demanda que les ci-devant fermiers généraux rendissent compte de l'emploi des fonds de retraite, et, le 26, à propos de la loi contre les prêtres, s'écria : « J'ai vu dans les campagnes les lambeaux de l'hyménée ne jeter plus qu'une lueur pâle et sombre ; j'ai vu le squelette hideux de la superstition s'asseoir jusque dans la couche nuptiale, se placer entre la nature et les époux, et arrêter le plus mystérieux des penchants. » Plus loin, il tonnait contre le pape, « qui tient dans la servitude la postérité des Caton et des Scévola. »

Il dénonça ensuite les massacres d'Avignon, fut nommé président de l'Assemblée (18 juin), prononça, le même jour, l'éloge de Priestley, et demanda (10 août) le partage des biens communaux.

Lié avec les Girondins, il quitta Paris pendant la Terreur, et se retira dans les Alpes, où il composa, à la manière de Sterne, le Manuscrit de feu Jérôme, et le Recueil des fadaises de M. Jérôme, qu'il publia plus tard, sous la Restauration.

Le 23 germinal an VI, le département de l'Isère l'élut député au Conseil des Cinq-Cents, par 188 voix sur 346 votants. Il devint un des secrétaires de l'Assemblée, défendit la liberté de la presse dans un discours où il appelait les journaux « les réverbères de l'ordre social », fit voter (30 prairial an VII) un décret mettant hors la loi quiconque attenterait à la sûreté du Corps législatif, et demanda l'assimilation des veuves et des enfants des patriotes du Midi aux veuves et enfants des défenseurs de la patrie.

Bien qu'hostile, avant l'exécution, au coup d'Etat de brumaire, il s'y rallia, fut nommé, grâce à Lucien Bonaparte son ami, directeur des hôpitaux, puis, le 11 ventôse an VIII, préfet de la Charente-inférieure, et, le 5e jour complémentaire de l'an VIII, conseiller d'Etat.

Membre de la Légion d'honneur (9 vendémiaire an XII), commandeur de l'ordre (25 prairial suivant), il avait été appelé, le 6 germinal de la même année, à la direction générale des droits réunis, administration que le premier consul venait de créer, et où Français de Nantes montra beaucoup d'ordre, de probité et de conciliation : il plaça dans ses bureaux nombre d'écrivains, d'artistes besoigneux et de membres ruinés de l'ancienne noblesse.

L'empereur le créa conseiller d'Etat à vie, comte de l'empire le 24 avril 1808, et le promut grand-officier de la Légion d'honneur le 3 juin 1811.

La première Restauration lui enleva ses fonctions de directeur des droits réunis, et le maintint au Conseil d'Etat ; ayant conservé ce dernier poste pendant les Cent-Jours, il fut destitué au second retour des Bourbons, et alla vivre à la campagne où il s'occupa d'agriculture.

Le 11 septembre 1819, le collège de département de l'Isère l'élut député par 718 voix sur 1 019 votants et 1 293 inscrits. Il siégea au centre gauche, parla peu, mais, surtout dans la forme, avec modération.

Non réélu en 1824, il reprit ses occupations agricoles dans ses propriétés de Seine-et-Marne, et donna sur ces questions des articles au Dictionnaire de la conversation.

Le 19 novembre 1831, le gouvernement de Louis-Philippe le nomma pair de France.

Il succomba, cinq ans après, à une attaque de paralysie.

On a de lui :
- Voyage dans la vallée des originaux (1828) ;
- Tableaux de la vie rurale, ou l'agriculture enseignée d'une manière dramatique (1829) ;
- Le Petit Manuel des bergers, porchers, vachères et filles de basse-cour (1831), etc.

Date de mise à jour: mai 2015


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