Jean-Baptiste Jourdan

1757 - 1829

Informations générales
  • Né le 19 décembre 1757 à Lormes (Nièvre - France)
  • Décédé le 16 novembre 1829 à Saint-aubin-des-chaumes (Nièvre - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 8 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Nièvre
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Nièvre
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 22 mars 1804
Département
Nièvre
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif, né à Lormes (Nièvre) le 19 décembre 1757, mort à Saint-Aubin-des Chaumes (Nièvre) à une date inconnue, était conseiller à l'élection de Vézelay avant la Révolution.

Partisan des idées nouvelles, il devint administrateur du département de la Nièvre en 1790, et, propriétaire à St-Aubin-les-Bois (Nièvre), fut élu, le 8 septembre 1792, membre de la Convention par ce département, le 7e et dernier, avec 141 voix sur 208 votants.

Il siégea parmi les modérés, et, dans le procès de Louis XVI, vota pour le bannissement. Le 6 juillet 1793, il réclama contre le décret d'arrestation rendu la veille contre Ballard, procureur général syndic de la Nièvre :
« Je demande, dit-il, que l'exécution de ce décret soit suspendue. Le procureur-syndic de la Nièvre n'est pas coupable. On a fait circuler dans ce département quantité d'écrits mensongers qui l'ont induit en erreur. Quand on est bon père et bon époux, on doit être bon citoyen. »
Le décret d'arrestation n'en fut pas moins maintenu.

La 2e sansculottide an II, Jourdan dénonça, en ces termes, une insurrection contre la Convention : « Depuis longtemps, je me demande pourquoi il existe encore au milieu de nous un point de ralliement pour l'aristocratie. La lettre que vous venez d'entendre prouve que le fœtus capétien est encore ce point de ralliement. Eh quoi ! c'est lorsque douze cent mille républicains versent aux frontières leur sang pour faire triompher la liberté, c'est alors qu'on réserve aux méchants, aux conspirateurs, un prétexte à leurs exécrables complots ? Et sans doute il en existe des complots, lorsque nous voyons des hommes prêcher dans les rues et afficher sur les murs de Paris l'insurrection contre la représentation nationale. Je demande que les comités fassent un rapport sur les membres de la Convention, tel que chacun puisse dire après : Voilà les hommes qui méritent notre confiance ; voilà ceux qui en sont indignes. (On murmure.) N'a-t-on pas dit hier aux Jacobins qu'il y avait dans la Convention plusieurs députés indignes d'y siéger ? (Plusieurs voix : C'est Vadier.) Qu'il monte à la tribune, et qu'il les nomme... Je demande enfin que les comités s'occupent de présenter des mesures telles que la famille capatienne ne puisse plus nous inquiéter à l'avenir. »

Envoyé en mission d'apaisement, après le 9 thermidor, dans la Nièvre et dans l'Yonne, il rendit compte (27 frimaire an III) de cette mission, qu'aucun fait important ne marqua. En brumaire an III, il avait demandé au comité de salut public de présenter un projet pour éloigner du territoire de la République les restes de la famille des Bourbons. Le 4 nivôse suivant, il fit part à la Convention de la découverte d'une mine de charbon de terre à Parigny, près Varzy (Nièvre).

Le 23 vendémiaire an IV, son département l'élut député au Conseil des Cinq-Cents par 188 voix sur 219 votants ; le même jour, le département du Loiret lui confiait le même mandat par 158 voix sur 255 votants. Il opta pour la Nièvre, qui le renvoya au même Conseil, au renouvellement du 23 germinal an V, par 152 voix sur 19S votants. Jourdan se tint à l'écart des partis extrêmes, ne prit qu'une part très secondaire aux débats parlementaires, et dut à sa modération d'être choisi par le Sénat conservateur, le 4 nivôse an VIII, comme député de la Nièvre au nouveau Corps législatif ; il y siégea jusqu'en l'an XII.

Son fils, Athanase-Jean-Léger Jourdan (1791-1826), devint un jurisconsulte distingué, et, aidé par Blondeau et Ducauroy, contribua activement a la rénovation des études de droit romain en France.

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