Jean-Baptiste, Charles Mathieu-Mirampal

1763 - 1833

Informations générales
  • Né le 3 octobre 1763 à Compiègne (Oise - France)
  • Décédé le 31 octobre 1833 à Condat (Gironde - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 25 mai 1795 au 3 juin 1795

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Oise
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Oise
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, membre du Tribunat, né à Compiègne (Oise) le 3 octobre 1763, mort à Condat (Gironde) le 31 octobre 1833, « fils de Charles-Nicolas Mathieu, receveur des domaines du roy, et de Marie-Louise Devin ».

Il rédigeait, depuis 1789, le Journal de l'Oise, et était juge à Paris, lorsqu'il fut élu, le 4 septembre 1792, député de l'Oise à la Convention, le 5e sur 12, « à la pluralité des voix. » Il proposa, au début de la session, de jurer « par la force du sentiment » d'établir la liberté et l'égalité. Il se prononça pour la mort de Louis XVI, sans appel ni sursis. Le 6 mars 1793, il prit la parole sur les mesures à l'égard des émigrés, et fit décréter que les jeunes filles, à partir de l'âge de quatorze ans, n'en seraient pas exceptées.

Envoyé à Bordeaux et dans la Dordogne après le 31 mai, il en fut rappelé comme suspect de modérantisme. Membre du comité de sûreté générale en 1794, il provoqua l'organisation d'une commission administrative de police. En février 1795, il se distingua par son zèle à poursuivre les terroristes, et fut l'auteur d'un rapport dirigé contre les amis de Babeuf et contre les clubs jacobins. Il eut une part directe aux décrets dont furent frappés les auteurs de l'insurrection du 12 germinal an III. Il entra ensuite à la commission créée pour préparer les lois organiques de la Constitution. Le 15 avril, il vota la restitution des biens des condamnés ; le 9 mai, il parla sur les massacres de Lyon.

Président de la Convention peu de temps après le 1er prairial an III, il fut élu, le 22 vendémiaire an IV, député au Conseil des Cinq-Cents par le département de l'Oise, avec 104 voix sur 265 votants, en même temps que par cinq autres départements.

Il obtint une nouvelle élection dans l'Oise le 25 germinal an VI, après avoir rempli les fonctions de commissaire près l'administration centrale de la Seine. Il s'attacha d'abord au parti directorial, puis se rallia à Bonaparte, fut membre (19 brumaire an VIII) de la Commission intermédiaire, et fut nommé, le 4 nivôse an VIII, membre du Tribunat, où il siégea jusqu'en 1802.

Du 5 germinal an XII à 1815, Il exerça les fonctions de directeur des droits réunis dans la Gironde puis dans la Marne.

Lors de la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, Mathieu-Mirampal prit peur et quitta bénévolement la France, bien que cette loi ne lui fût pas applicable, puisqu'il n'avait accepté aucune fonction pendant les Cent-Jours.

Il rentra en mai 1819, vécut désormais dans la retraite, et mourut subitement à 70 ans.


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