Honoré Muraire

1750 - 1837

Informations générales
  • Né le 5 octobre 1750 à Draguignan (Var - France)
  • Décédé le 20 novembre 1837 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 13 mai 1792 au 27 mai 1792

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 8 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Var
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, et au Conseil des Anciens, né à Draguignan (Var) le 5 octobre 1750, mort à Paris le 20 novembre 1837, fils de maître Augustin Muraire, avocat à la cour, et de dame Magdeleine Castillon, était un avocat distingué du barreau de sa ville natale au moment de la Révolution.

Président, en 1790, du district de Draguignan, il fut élu, le 8 septembre 1791, député du Var à l'Assemblée législative, le 2e sur 8, par 250 voix (489 votants).

Il prit place à droite, fit partie du comité de législation, demanda et obtint que les registres de l'état civil fussent enlevés au clergé (15 février, 18 juin 1792), que les jeunes gens âgés de vingt et un ans fussent autorisés à se marier sans le consentement de leurs parents.

Il fut nommé président de l'Assemblée le 18 mai 1792.

Il fit adopter le divorce (20 juin), et demanda (13 juillet) la suppression de Pétion et de Manuel, maire et procureur de la commune de Paris, comme complices de l'envahissement des Tuileries au 20 juin. Rapporteur de la commission instituée pour examiner la conduite de La Fayette, il défendit ce général.

Suspect sous la Terreur, il fut enferme à Sainte-Pélagie et ne dut la liberté qu'au 9 thermidor.

Elu, le 23 vendémiaire an IV, député de la Seine au Conseil des Anciens, par 364 voix (176 votants), il prit place parmi les citoyens, présida l'Assemblée en fructidor an VI, attaqua les usurpations législatives du Directoire, et parla (fructidor an VII) en faveur des prêtres déportés. Onze jours après, il fut inscrit (18 fructidor) sur la liste des déportés, et interné à l'île d'Oléron.

Amnistié par le premier Consul, il fut nommé (11 germinal an VIII) juge au tribunal de cassation.

Le 4 nivôse au IX, il fut chargé par ses collègues de féliciter Bonaparte d'avoir échappé à l'attentat de la rue Saint-Nicaise. Chaudement recommandé par Joseph Bonaparte, il devint successivement chef du tribunal de cassation en 1801, fonctions qu'il échangea, le 29 floréal au XII, contre celles de premier président de la Cour de cassation, conseiller d'Etat le 14 floréal an X, membre de la Légion d'honneur le 9 vendémiaire an XII, grand-officier de l'ordre le 25 prairial suivant, comte de l'Empire en 1808, et chevalier de l'ordre de la Réunion le 3 avril 1813. La même année, certaines opérations financières le menacèrent d'une disgrâce que son gendre, M. Decazes, réussit à lui éviter.

Le comte Muraire adhéra à la déchéance de Napoléon, et alla, le 20 avril 1814, complimenter le comté d'Artois. Il perdit cependant sa situation (février 1815) qui lui fut rendue aux Cent-Jours, et à laquelle il lui fallut définitivement renoncer à la seconde Restauration.

Il était dignitaire de l'ordre maçonnique du rite écossais.

On a de lui :
- Eloge de Turgot ;
- Eloge du lieutenant général baron Maransin 1828).


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