Alexis, Louis, Joseph de Noailles

1783 - 1835

Informations générales
  • Né le 1er juin 1783 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 14 mai 1835 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Oise
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Corrèze
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Corrèze
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 juin 1830 au 31 mai 1831
Département
Corrèze

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1816, et de 1824 à 1831, né à Paris le 1er juin 1783, mort à Paris le 14 mai 1835, fils du vicomte Louis de Noailles, (Voy. ce nom), et de dame Jeanne-Baptiste-Adrienne-Pauline-Louise-Catherine de Noailles, guillotinée à Paris le 22 juillet 1794, il fut élevé par sa tante, la duchesse de Duras, dans des sentiments monarchiques et religieux.

Arrêté en 1809, pour avoir répandu la bulle d'excommunication de Pie VII contre les auteurs et complices de l'usurpation des Etats romains, il refusa la liberté que Fouché lui offrait à la condition de servir dans l'armée et d'accepter le grade d'aide-de-camp de l'empereur. Pendant ses sept mois de captivité, il connut le général Malet alors détenu, et fut porté par celui-ci sur la liste des membres de son gouvernement provisoire.

Mis en liberté en 1810, par l'influence de son frère Alfred, il fut exilé en Suisse, dans le canton de Vaud, d'où Napoléon le fit encore expulser peu après. Il se rendit alors à la cour de Vienne, puis auprès de l'empereur Alexandre, et à la cour de Suède, où Bernadotte lui fit un accueil empressé.

Ayant rejoint Louis XVIII en Angleterre, il reçut de celui-ci une mission près de la cour de Russie. En 1813, il entra au service actif et combattit contre les troupes de Napoléon, comme aide-de-camp de Bernadotte, à Grossbeeren et à Leipzig, puis à Brienne et à la Fère-Champenoise, en 1814. Le comte d'Artois le choisit pour aide-de-camp; M. de Noailles accompagna ce prince à Nancy et le précéda à Paris dont la trahison de Marmont avait ouvert les portes. Commissaire du roi dans la 19e division militaire (22 avril 1814), il accompagna ensuite à Vienne le prince de Talleyrand, et fut décoré à cette occasion de la plupart des ordres étrangers. En avril 1815, il porta à Louis XVIII, à Gand, la déclaration de guerre de l'Europe à Napoléon qui l'avait excepté de l'amnistie du 12 mars.

Rentré en France après Waterloo, nommé président du collège électoral de l'Oise, il fut élu député, le 22 août 1815, à la fois dans le grand collège de l'Oise, par 102 voix (141 votants, 281 inscrits), et dans le grand collège du Rhône par 113 voix (183 votants, 228 inscrits). Il siégea dans la majorité ultra-royaliste, devint, en 1818 et en 1824, président du collège électoral de la Corrèze, et du conseil général de ce département, fut, le 25 février 1824, élu député du 1er arrondissement électoral de ce même département (Brive), par 229 voix (266 votants, 338 inscrits), et fut réélu, le 17 novembre 1827, par 187 voix (191 votants, 264 inscrits), et, le 23 juin 1830, par 134 voix (238 votants, 272 inscrits), contre 59 à M. Lavialle et 30 à M. de Martignac.

D'abord partisan de M. de Villèle, il fut nommé ministre d'Etat, colonel d'état-major, aide-de-camp de Charles X, bien qu'il votât alors avec l'opposition constitutionnelle; il fit, en 1827, un discours en faveur des Grecs, soutint, en 1828, le projet d'adresse du ministère, protesta contre l'épithète de « déplorable » infligée à l'administration de M. Villèle, et s'attira cette vive apostrophe de M. Augustin Perier, député de l'Isère : « Allons, monsieur, il faut opter entre les fonctions de député et le rôle de courtisan. Souvenez-vous qu'il y a six mois à peine, nous fîmes ensemble un voyage dans le Dauphiné, et que vous m'obligeâtes souvent de calmer votre irritation contre le ministère, que vous craignez aujourd'hui de qualifier trop durement. »

M. de Noailles n'en resta pas moins rallié à la majorité ultra-royaliste, soutint avec elle le cabinet Polignac, puis prêta serment à Louis-Philippe. Les électeurs ne lui en surent aucun gré, et il échoua successivement à Brive, le 5 juillet 1831, avec 67 voix contre 130, à l'élu, M. Rivet, et, le 21 juin 1834, avec 78 voix contre 116 à l'élu, M. Rivet, député sortant. Il quitta alors la vie politique, et mourut l'année suivante.

Date de mise à jour: septembre 2015


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