Mathieu Baudran

1751 - 1810

Informations générales
  • Né le 18 septembre 1751 à Crémieu (Isère - France)
  • Décédé le 10 mars 1810 à Vienne (Isère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Isère
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, né à Crémieu (Isère), le 18 septembre 1751, mort à Vienne (Isère) le 4 mars 1810, fut d'abord avocat, puis juge au tribunal de district de Vienne. Elu, le 4 septembre 1792, membre de la Convention par le département de l'Isère, par 296 voix sur 549 votants, il motiva ainsi ses votes : Sur le 1er appel nominal, Louis est-il coupable?

« Je déclare que Louis est convaincu de conspiration contre la liberté et la souveraineté nationale, et que de toute sa conduite il résulte ou qu'il n'avait pas accepté sincèrement la Constitution, ou que, depuis, il a trahi son serment. Je n'ai pas cru qu'un juge pût émettre son opinion avant que d'entamer le procès; or, comme vous avez divisé le fait du droit, je déclare que je suis convaincu que Louis est coupable, et que je trouve cette conviction dans une lettre adressée par Laporte au ci-devant roi, cotée n° 43 dans le recueil des pièces imprimées, pièce qui prouve que Louis employait une partie de sa liste civile à salarier des contre-révolutionnaires. En conséquence, je vote oui. » Sur le 2e appel nominal (la sanction par le peuple): « A cause des grands inconvénients qui pourraient résulter de l'appel, et parce qu'il n'y a sur ce sujet ni loi existante, ni voeu exprimé de la part du peuple, je dis : non. »

Sur le 3e appel nominal (la peine) : « Louis n'ayant jamais pu être regardé comme un roi constitutionnel, je vote pour la mort, d'après le code pénal. »

Il fut ensuite envoyé en mission dans la Mayenne, et, quoique attaché à la Montagne, montra une certaine modération; chargé d'instruire le procès de Carrier, il fit ressortir sans ménagement tous ses crimes. A la fin de la législature, il refusa d'entrer dans les Conseils, et ne consentit à accepter que la place de commissaire près le tribunal correctionnel de Vienne. Rallié cependant au 18 brumaire, il fut nommé président du tribunal civil de Vienne, le 12 prairial an VIII.


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