Alexandre Besson

1758 - 1826

Informations générales
  • Né le 15 mai 1758 à Amancey (Doubs - France)
  • Décédé le 29 mars 1826 à Amancey (Doubs - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 30 août 1791 au 20 septembre 1792
Département
Doubs
Groupe
Majorité
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Doubs
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 27 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Doubs
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791, membre de la Convention nationale, et député au Conseil des Cinq-cents, né à Amancey (Doubs), le 15 mai 1758, mort à Amancey, le 29 mars 1826, il exerçait la profession de notaire à l'époque de la Révolution; il fut nommé, en 1790, administrateur du département du Doubs, et, le 30 août 1791, élu député de ce département à l'Assemblée législative, où il siégea dans la majorité, et passa d'ailleurs inaperçu.

Elu membre de la Convention par le département du Doubs, le 6 septembre 1792, avec 209 voix sur 312 votants, il fit partie de la Montagne, et vota la mort du roi en ces termes : « Toute raison d'Etat me paraît inutile au moins et même dangereuse; nos armées seules peuvent imposer à nos ennemis extérieurs, et notre fermeté à ceux du dedans. La loi et la politique condamnent Louis à la mort; je vote pour la mort. »

En 1793, il contribua à faire rendre un décret tendant à accélérer la vente des biens des émigrés, et l'année suivante il fit porter un autre décret sur la vente de leur mobilier. Après le neuf thermidor, envoyé en mission dans les départements du Jura, de la Haute-Marne, de la Gironde, de la Dordogne et de Lot-et-Garonne, il réussit à rétablir dans cette dernière région la tranquillité publique, et, de concert avec son collègue Boussion, écrivit à l'Assemblée (floréal an III): « Nous faisons un devoir de vous annoncer que les mesures que nous avons prises ont parfaitement rempli les vues de la Convention nationale et les nôtres. L'exécution des lois et la justice prendront la place de la vengeance anarchique et atroce que les royalistes perfides avaient su inspirer un instant à des jeunes gens égarés... »

Le 2 fructidor, il rendit compte de l'accomplissement de sa tâche à Bordeaux : « Le meilleur esprit républicain, dit-il, anime ses habitants. Cependant, cette commune intéressante a été plusieurs fois l'objet des tentatives de la malveillance, surtout depuis l'époque de la descente des émigrés à Quiberon jusqu'à celle de leur entière défaite; mais, toutes les fois qu'elle est parvenue à égarer quelques citoyens, il a suffi de leur remettre sous les yeux les principes pour rétablir le calme..., etc. »

Alexandre Besson passa ensuite au Conseil des Cinq-cents, où l'envoya le département du Doubs, par 148 voix sur 220 votants. Là, il appuya l'affermage des salines, combattit l'aliénation des forêts nationales, et fit adopter diverses dispositions relatives à l'établissement de la nouvelle administration forestière.

Il ne fut investi, sous le Consulat et sous l'Empire, d'aucune fonction publique, et reparut en 1815, comme électeur du département du Doubs, à la Fédération du Champ de mai.

Atteint, à la Restauration, par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il ne quitta point la France, et resta caché pendant dix ans à Amancey, dans sa famille, à l'insu des autorités. Le curé d'Amancey en fut le premier instruit, lorsqu'il fut requis de l'enterrer. (Arch. Nat. F 7. 6710.)


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