Philippe, Albert Bollet

1753 - 1811

Informations générales
  • Né le 4 novembre 1753 à Oblinghem (Pas-de-Calais - France)
  • Décédé le 1er juillet 1811 à Violaines (Pas-de-Calais - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 8 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Plaine
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er août 1803
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif de l'au VIII, né à Oblinghem (Pas-de-Calais), le 4 novembre 1753, mort à Violaines (Pas-de-Calais), en 1811, il était cultivateur à Cuinchy, et devint maire de Violaines au début de la Révolution.

Le 8 septembre 1792, le département du Pas-de-Calais l'élut député à la Convention, par 414 voix sur 764 votants ; il siégea à la plaine, et, dans le procès de Louis XVI, répondit au 3e appel nominal : « Convaincu que l'égalité et la liberté ne peuvent se consolider qu'autant que la tête du tyran tombera, je vote pour la mort. »

Envoyé en mission à l'armée du Nord, il se déclara, à son retour, contre le comité de Salut public, et fut adjoint à Barras pour diriger la lutte, le 9 thermidor, contre la commune de Paris. Il se rendit ensuite en Vendée et seconda les projets de pacification de Hoche. Il fut un des trois représentants chargés de négocier avec Charette et Sapinaud le traité de la Saussaye (17 février 1795), dont les articles secrets étaient tout en faveur des chefs vendéens.

Elu, le 22 vendémiaire an IV, député du Pas-de-Calais au Conseil des Cinq-Cents par 274 voix, il demanda et obtint un congé pour aller se reposer à Violaines. Là, dans la nuit du 24 au 25 octobre 1796, des brigands s'introduisirent dans sa maison, et le frappèrent ainsi que sa femme, de plusieurs coups de couteau.

Il ne put revenir que l'année suivante siéger au Conseil des Anciens où le même département l'avait élu, le 25 germinal an VII ; il se montra favorable au coup d'Etat de brumaire, et fut choisi, le 4 nivôse an VIII, par le Sénat conservateur pour représenter le Pas-de-Calais au Corps législatif. Il en sortit en 1803, et revint exercer les fonctions de maire à Violaines jusqu'à sa mort.


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