Jean-Charles Quirot

1757 - 1820

Informations générales
  • Né le 3 octobre 1757 à Besançon (Doubs - France)
  • Décédé le 24 août 1820 à Lyon (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 19 juillet 1799 au 17 août 1799

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Doubs
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 26 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Doubs
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents né à Besancon (Doubs) le 3 octobre 1757, mort à Lyon (Rhône) le 24 août 1820, fils d'un avocat, il était lui-même avocat à Besançon en 1789.

Devenu à la Révolution officier dans la garde nationale, administrateur du département, puis accusateur public à Besançon, il fut élu, le 4 septembre 1792, député du Doubs à la Convention, le 1er sur 6, par 175 voix (326 votants).

Il siégea parmi les modérés et répondit au 3e appel nominal, dans le procès du roi :
« J'ai voté contre l'appel au peuple, parce qu'il m'a paru avoir des effets dangereux pour la liberté. J'ai déclaré Louis coupable ; je ne le condamne pas à la mort qu'il a méritée, parce qu'en ouvrant le code pénal je vois qu'il aurait fallu d'autres formes, d'autres juges, d'autres principes. Je vote pour la réclusion. »
Mais il se prononça contre le sursis.

Bien qu'il eût vivement pris la défense des Girondins, lors du 31 mai, il ne fut pas impliqué dans les poursuites.

Au 9 thermidor il compta parmi les adversaires des Jacobins ; il appuya la réaction qui suivit, poussa aux mesures de rigueur contre les insurgés de prairial an III, fit au nom de la commission, dite des 21, un rapport accusateur sur la conduite de Joseph Le Bon, devint secrétaire de la Convention, combattit le projet de Henry-Larivière sur le mode du jugement des révolutionnaires détenus, et entra au comité de sûreté générale (15 fructidor an III).

Réélu, le 4 brumaire an IV, par ses collègues de l'Assemblée, député au Conseil des Cinq-Cents, il se montra hostile à la fois aux tentatives des royalistes et à celles du parti jacobin, fut secrétaire du Conseil et prit une part assez active aux délibérations. Il parla notamment sur le mode de paiement de la contribution foncière et sur les finances, se prononça en faveur du maintien de la loi du 3 brumaire an IV, excluant les parents d'émigrés de toutes les fonctions publiques, demanda l'impression et l'ajournement d'un projet de code pénal, et fit une vive opposition aux projets financiers de Gibert-Desmolières.

Quirot obtint sa réélection au Conseil des Cinq-Cents, comme député du Doubs, le 22 germinal an VI, par 203 voix (252 votants), puis le 24 germinal an VII ; il prit alors résolument parti contre les clichyens et eut avec eux de fréquentes altercations. Un jour il proposa au général Willot un duel que la police empêcha. Il se mêla à plusieurs débats sur les opérations électorales, et réclama très vivement (floréal an VI) contre la proposition de Bailleul qui tendait à invalider une partie des élections, comme ayant été faites sous l'influence des « terroristes ».

Il appuya, par des considérations d'ordre public, diverses mesures contre les prêtres perturbateurs et non assermentés, attaqua l'administration de l'ex-ministre Schérer, fut président de l'Assemblée, et, comme tel, prononça le discours destiné à célébrer l'anniversaire du 9 thermidor.

Il défendit le gouvernement directorial, opina, le 23 fructidor an VIII, pour que la patrie fût déclarée en danger, et ne se rallia pas au coup d'Etat de Bonaparte. Exclu alors de la représentation nationale, il subit une courte détention, et se retira ensuite dans ses foyers.

Ayant accepté, en 1813, les fonctions de conseiller municipal de Besançon, et ayant signé une adresse de ce conseil à l'impératrice Marie-Louise, il fut, peu après, nommé juge de paix d'Autrey (Haute-Saône), fonctions qu'il conserva sous la première Restauration.

Aux Cent-Jours, dépositaire du registre d'adhésion à l'Acte additionnel, il n'y apposa son nom que pour le clore ; mais cette signature le fit tomber sous le coup de la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides (il n'avait pas voté la mort, mais il avait voté contre le sursis). Il obtint un premier sursis pour raison de santé, et partit, le 3 mai, avec un passeport pour la Prusse ; mais malade, il dut s'arrêter en Suisse, d'où il demanda son rappel : Louis XVIII lui accorda un sursis indéfini (28 avril 1819) ; le 25 mai suivant, Quirot était de retour à Mantoche (Haute-Saône), où il se fixa.


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