Jérôme, Annibal, Joseph Reynaud de Bologne de Lascours

1761 - 1835

Informations générales
  • Né le 5 juin 1761 à Boisset-et-gaujac (Gard - France)
  • Décédé le 10 mai 1835 à Mézières (Ardennes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 21 mai 1803 au 28 mai 1803

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 19 mai 1799
Département
Gard
Groupe
Clichyens
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 24 février 1813
Département
Gard
Groupe
Bonapartiste
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 26 octobre 1818 au 17 août 1822
Département
Gard
Groupe
Centre

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents, puis de l'an VIII à 1813, et de 1818 à 1822, né à Boisset-et-Gaujac (Gard) le 5 juin 1761, mort à Mézières (Ardennes) le 10 mai 1835, « fils de messire Jean-François-Joseph de Reynaud de Bologne, seigneur de Lascours, Gaujac, Saint-Martin de Ligaujac, demeurant en son château de Lascours dans cette paroisse, et de dame Marie de Rocheblave ».

Il suivit la carrière militaire, partit en 1780 pour l'Amérique où il fit, sous Rochambeau et La Fayette, les campagnes de 1780 à 1782, et revint en France, décoré par Washington de l'ordre de Cincinnatus.

Pendant les premières années de la Révolution, il servit aux armées des Pyrénées et des Basses-Alpes.

Le 23 vendémiaire an IV, il fut appelé par le département du Gard, avec 136 voix sur 238 votants, à siéger au Conseil des Cinq-Cents. Il s'y rangea parmi les membres qui fréquentaient le club de Clichy. Dans la séance du 14 nivôse de la même année, Jean-Jacques Aymé ayant été dénoncé comme le protecteur des royalistes du Midi, et comme un des chefs des Compagnies de Jéhu et du Soleil, Lascours osa prendre sa défense ; il ne fut point compris dans la proscription de fructidor. Il aborda d'ailleurs rarement la tribune jusqu'au 30 floréal an VII, époque de sa sortie du Conseil.

Après le coup d'Etat de brumaire, le Sénat l'admit, le 4 nivôse an VIII, au nouveau Corps législatif, comme député du Gard.

Son mandat expirait le 5e jour complémentaire an IX. Il rentra alors momentanément dans la vie privée, puis fut réélu député, le 26 ventôse an X, devint président du Corps législatif en prairial an XI, et siégea jusqu'au 31 décembre 1806 sans interruption.

Il fut encore rappelé à l'Assemblée le 7 mars 1807, devint questeur le 12 février 1810, et cessa ces fonctions en même temps que celles de député le 24 février 1813. Membre de la Légion d'honneur (4 frimaire an XII), chevalier de l'empire (15 janvier 1809), et baron (17 mai 1810), il s'empressa de se rallier aux Bourbons, et fut appelé par Louis XVIII (juin 1814) à la préfecture du Lot; il fut nommé le 3 novembre 1814 à la préfecture du Puy-de-Dôme qu'il échangea, le 13 juillet 1815, pour celle de la Vienne. Il quitta 1'administration au mois de décembre de la même année, parce qu'il se trouvait en désacord avec le ministère.

Une ordonnance du 7 mars 1817 l'appela à la préfecture du Gers. L'année suivante, le collège de département du Gard l'élut député (26 octobre 1818), par 937 voix sur 1 383 votants et 1 565 inscrits, malgré l'opposition des électeurs ultra-royalistes qui ne voulaient point d'un représentant appartenant à la religion réformée. À la Chambre, il prit place au centre et vota toujours avec le ministère Decazes jusqu'en 1822.

Le ministère Corbière-Villèle le destitua, surtout en raison des opinions politiques de son fils, et le mit à la retraite comme préfet. Mais, à l'avènement du cabinet Martignac, M. de Lascours rentra encore une fois dans l'administration, et fut préfet de la Drôme (12 novembre 1828), puis préfet des Ardennes (10 décembre).

La révolution de 1830 l'éloigna définitivement des affaires publiques.

Promu officier de la Légion d'honneur le 1er mai 1821, il fut fait commandeur de l'ordre le 1er mai 1823.

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