François, Toussaint Villers

1749 - 1807

Informations générales
  • Né le 25 janvier 1749 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 15 novembre 1807 à Nantes (Loire-Atlantique - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 22 octobre 1797 au 20 novembre 1797

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 7 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Loire-Inférieure
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Loire-Inférieure
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1802
Département
Loire-Inférieure

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif de l'an VIII à 1802, né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 25 janvier 1749, mort à Nantes (Loire-Inférieure) le 15 novembre 1807, il s'engagea au sortir du collège, puis entra chez les Capucins, passa, avant ses vœux, dans le clergé séculier, et fut nommé curé de Saint-Philbert-de-Grandlieu.

Partisan de la Révolution, il devint (1790) administrateur puis président du département de la Loire-Inférieure, et fut élu (7 septembre 1792) député de ce département a la Convention nationale, le 5e sur 8, par 232 voix (455 votants).

Il répondit dans le procès du roi, au 3e appel nominal :

« Je vote pour une peine terrible, mais que la loi indique, la mort » ; il se prononça en outre contre l'appel et contre le sursis.

Il fit annuler la procédure relative aux troubles de Blois, rendre un décret sur le traitement des employés des douanes, modifier la loi sur l'exportation, parla sur l'organisation des comités, renonça à ses fonctions de prêtre, demanda que les officiers atteints de maladies vénériennes fussent destitués, donna son opinion sur la vente des biens nationaux, sur le projet de Constitution en l'an III, prit la défense de Robert Lindet, fit une motion en faveur des préposés des douanes, s'éleva contre les journalistes « incendiaires », parla contre l'amnistie, et fut secrétaire de l'assemblée (16 messidor an III).

Réélu député au Conseil des Cinq-Cents, le 22 vendémiaire an IV, par le département de la Loire-Inférieure, avec 132 voix (134 votants), et par celui de la Haute-Saône avec 153 voix (251 votants), Villers prit part dans cette assemblée à plusieurs débats importants, fit prendre diverses mesures relatives aux finances, parla sur la successibilité des enfants naturels, le recouvrement des contributions, le divorce, présenta un long rapport sur le système des douanes, proposa de proroger le droit de patentes, et fut secrétaire puis président de l'assemblée.

Lorsque le palais Bourbon, propriété des Condé réunie au domaine de l'Etat en 1790, fut, en vertu d'un décret du 2 jour complémentaire de l'an III, affecté aux séances du Conseil des Cinq-Cents, le nom du président F. VILLERS fut gravé sur la médaille octogone en argent que les architectes Gisors et Lecomte placèrent sous le marbre de la tribune des orateurs avec d'autres objets, notamment avec une plaque de cuivre qui portait :

Le Conseil des Cinq-Cents, dans sa deuxième session, le 26 brumaire an VI de la République française, fit graver cette inscription sous la présidence du citoyen Villers et sous la direction des citoyens Talot, Jacomin, Martinel, Laa et Cales, membres de la commission des inspecteurs, pour célébrer la confection de cet édifice.

Villers, fut réélu au Conseil des Cinq-Cents, le 2 germinal an VI, comme député de la Loire-Inférieure, et fut élu (4 nivôse an VIII), par le Sénat conservateur député du même département au Corps législatif, où il, siégea jusqu'en 1802. Il fut nommé ensuite directeur des douanes à Nantes et mourut à 56 ans.

Membre de la Société des sciences et arts de la ville de Nantes.


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