Guillaume Chaudron-Rousseau

1752 - 1816

Informations générales
  • Né le 12 février 1752 à Bourbonne (Haute-Marne - France)
  • Décédé le 6 mai 1816 à Bourbonne (Haute-Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 1er septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Haute-Marne
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Haute-Marne
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791 et membre de la Convention, né à Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne), le 12 février 1752, mort à Bourbonne le 6 mai 1816, fut, au début de la Révolution, procureur-syndic de son district. Le département de la Haute-Marne l'envoya siéger à l'Assemblée législative, le 1er septembre 1791, par 236 voix (393 votants), le 7e sur 8 ; il fut de la majorité. Elu membre de la Convention nationale, le 4 septembre 1792, le 5e sur 7, avec 163 voix sur 405 votants, il fit partie de la Montagne, et, lors du procès de Louis XVI, se prononça pour la mort sans appel ni sursis, « convaincu, dit-il, que l'existence de Louis ne pourrait cesser d'être funeste à la République. » Envoyé en mission dans les Pyrénées-Orientales, il organisa à Perpignan les premiers bataillons scolaires pour les enfants de 8 à 16 ans, et leur donna un drapeau portant : Espoir de la patrie. Par un arrêté du 3 messidor an II, il déclara suspects les parents qui ne feraient pas inscrire leurs enfants sur les contrôles de ces bataillons. En mission dans la Haute-Garonne, il prit dans plusieurs villes du midi des mesures révolutionnaires, contribua à la répression des troubles qui avaient éclaté à Bordeaux ainsi que dans la Lozère et l'Aveyron, rendit compte de ses opérations à l'Assemblée, et fit renvoyer au tribunal révolutionnaire les membres de la « Commission populaire » de la commune de Bordeaux. A son retour à la Convention, il en fut élu secrétaire. Après le 9 thermidor, Chaudron-Rousseau s'attacha à justifier les auteurs de l'acte du 31 mai, et déclara qu'il avait saisi dans sa mission à Bordeaux une correspondance des députés proscrits qui démontrait de leur part le projet de mettre le fils de Louis XVI sur le trône. Quand le parti de la Montagne eut été écrasé dans les Journées des 2 mars et 21 avril 1795, Chaudron-Rousseau fut décrété d'arrestation et emprisonné. Mais l'amnistie du 4 brumaire lui rendit la liberté. Après le 18 brumaire, il fut nommé par le gouvernement consulaire sous-inspecteur des forêts à Bourbonne-les-Bains, et conserva ce poste jusqu'à la Restauration.
Date de mise à jour: juillet 2012

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