Jacques Guermeur

1750 - 1798

Informations générales
  • Né le 21 avril 1750 à Quimper (Finistère - France)
  • Décédé le 15 septembre 1798 à Quimper (Finistère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 9 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Finistère
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, député au Conseil des Anciens, né à Quimper (Finistère) le 21 avril 1750, mort à Quimper le 16 septembre 1798, homme de loi avant la Révolution, fut nommé, en 1790, commissaire national du tribunal de Quimperlé, et fut élu; le 9 septembre 1792, membre de la Convention par le département du Finistère, le 7e sur 8, avec 334 voix (442 votants). Il se prononça dans le procès du roi, contre l'appel au peuple et pour la mort sans sursis. Sur l'appel au peuple, il dit : « L'accumulation des pouvoirs que nous avons reçus de nos commettants, le mandat spécial qui nous a été officiellement donné pour venir prononcer sur le sort du roi, la nature de l'acte que nous exerçons. et qui n'est pas un acte constitutionnel, les dangers de convoquer les assemblées primaires pour délibérer sur la mort d'un individu, m'en gagent à dire non. » Sur la peine, il répondit: « Si vous me demandez seulement quelle peine Louis a encourue, je réponds : la mort. » Envoyé (mars 1793) en mission dans le Morbihan, il déclara « suspects les pères et mères d'émigrés » (27 avril), et émit des doutes sur l'efficacité du recrutement des 300,000 hommes: « Peut-on compter, écrivait-il, sur des hommes levés à la baïonnette et au canon?» Il prit part à la lutte contre l'insurrection vendéenne, réclama des secours contre les séditieux d'Ille-et-Vilaine, tua de sa main, dans un engagement, le vendéen Chatelux, et rendit compte de sa mission dans diverses lettres à la Contion. Devenu, le 4 brumaire an IV, comme ex-conventionnel, membre du Conseil des Anciens, Guerneur en fut secrétaire et y siégea jusqu'à sa mort. Sa veuve adressa à l'Assemblée une demande de secours qui fut écartée par l'ordre du jour.

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