Pierre, Louis Ichon

1749 - 1836

Informations générales
  • Né le 6 novembre 1749 à Génissac (Gironde - France)
  • Décédé le 30 décembre 1836 à Génissac (Gironde - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 3 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Gers
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Gers
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

députe en 1791, membre de la Convention, né a Génissac (Gironde) en 1749, mort à Thouars (Deux-Sèvres) le 5 janvier 1839, entra de bonne heure dans les ordres et devint prêtre supérieur de l'Oratoire à Condom. Il se montra favorable à la Révolution, et fut élu, le 3 septembre 1791, député du Gers à l'Assemblée législative, le 3e sur 9, par 103 voix (202 votants). Il vota avec la gauche pour les réformes et s'éleva à plusieurs reprises contre l'attitude des prêtres qui refusaient le serment civique, par exemple le 22 mai 1792, lorsqu'il demanda que les « réfractaires » fussent privés de leurs émoluments ; un autre jour, il proposa de leur continuer leur traitement intégral, à la condition qu'ils sortiraient aussitôt de France. Réélu député à la Convention, le 5 septembre 1792, par le département du Gers, le 7e sur 9, avec 258 voix (474 votants), Ichon siégea à la Montagne, et fut un de ceux qui, à la société des Jacobins, dont il était membre influent, provoquèrent la mise en accusation de Louis XVI. Il vota pour la mort, sans appel ni sursis, en disant: « Lorsque j'ai voté pour l'affirmative, (Louis est coupable), j'ai déclaré que j'avais la conviction, La loi applique la peine de mort. Les principes réclament ici l'application de la loi. L'Intérêt de la République exige que Louis meure, Chargé par mes commettants de veiller à cet intérêt, je vote pour la mort. » Env oyé quelque temps après, avec Dartigoeyte, en mission dans la Gironde, les Landes et le Gers, il prit des mesures de rigueur contre les prêtres non assermentés. Arrêté à Bordeaux à la nouvelle des événements du 31 mai, il put s'échapper et revint à Paris. Ses collègues l'envoyèrent alors dans le Loiret pour y organiser des remontes de cavalerie. Ichon devint, sous l'Empire, inspecteur de la loterie à Senlis. La Restauration le destitua de cet emploi, et la loi du 12 janvier 1816 l'exila de France comme régicide. Ichon ne rentra en France qu'après la révolution de 1830, et finit ses jours à Thouars, dans la retraite.


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