Henri, Jean, Etienne Boyer-Fonfrède

1788 - 1841

Informations générales
  • Né le 21 février 1788 à Bordeaux (Gironde - France)
  • Décédé le 23 juillet 1841 à Bordeaux (Gironde - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 20 août 1831
Département
Gironde
Groupe
Majorité conservatrice

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Fils de Jean Baptiste Boyer-Fonfrède (1766-1793) - député à la Convention, girondin, exécuté en 1793 -, Henri Boyer-Fonfrède, député en 1831, né à Bordeaux, (Gironde), le 21 février 1788, mort à Bordeaux, le 23 juillet 1841, fit ses études à l'école centrale de Bordeaux, puis se destina au barreau ; mais l'état de sa santé ne lui permit pas de prendre tous ses grades. Contraint de regagner sa ville natale, il entra en qualité de commis dans une maison de commerce où il fut spécialement chargé de la correspondance. Plus tard il fonda avec son oncle, Armand Ducos, frère du conventionnel mort sur le même échafaud que son père, une maison qui subsista quelques années sous la raison H. Fonfrède et A. Ducos ; puis il fut écrivain politique.

Profitant du régime de tolérance fait à la presse par l'abolition temporaire de la censure, en 1819, Henri Boyer-Fonfrède créa à Bordeaux, sous le titre la Tribune, un journal d'opinions libérales et démocratiques assez avancées ; ses polémiques attirèrent l'attention du parquet, et provoquèrent, d'ailleurs, de bruyantes manifestations dans la ville. Après le rétablissement de la censure, le jeune publiciste se résigna à garder le silence jusqu'en 1826 : il devint alors rédacteur de l'Indicateur de Bordeaux, où il défendit avec talent l'opposition dite constitutionnelle.

À la nouvelle des ordonnances de juillet, Boyer-Fonfrède donna à Bordeaux le signal de la résistance, et s'opposa lui-même aux entreprises des agents de l'autorité chargés d'apposer les scellés sur les presses de l'Indicateur. Mais après l'avènement de Louis-Philippe, il se montra, dit un biographe, « aussi ardent pour la modération qu'il l'avait été auparavant pour la cause populaire », et il se mit à défendre, dans la presse, les doctrines du parti conservateur.

Le 5 juillet 1831, le choix des électeurs du 4e collège de la Gironde (Bordeaux), se porta sur lui : il fut proclamé député et se rendit à la chambre ; mais son élection n'était pas valable, et, à la séance du 20 août, le rapporteur du 4e bureau, M. Caumartin, déclara que M. Fonfrède lui-même avait eu la franchise de fournir sur son cens d'éligibilité des renseignements qui ne permettaient pas de l'admettre. Malgré quelques observations de M. Chalret-Durieux (de la Haute-Garonne), l'élection fut annulée. Quelque temps après, Boyer-Fonfrède fut rappelé à Paris par ses amis politiques qui lui confièrent la direction de diverses feuilles dévouées au gouvernement : il n'y obtint qu'un médiocre succès, et finit par retourner définitivement dans sa ville natale, où il rédigea jusqu'à sa mort le Courrier de Bordeaux.

Il était membre du conseil général de la Gironde.

Outre ses nombreux articles, on lui doit quelques brochures sur des questions politiques.


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