Etienne, François ,Sébastien Montegut

1758 - 1827

Informations générales
  • Né le 21 novembre 1758 à Ille-sur-la-tet (Pyrénées-Orientales - France)
  • Décédé le 3 octobre 1827 à Constance (Suisse)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 3 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 1er avril 1798
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention et député au Conseil des Cinq-Cents, né à Ille (Pyrénées-Orientales) en 1763, mort à Constance (Suisse) le 3 octobre 1827, « paysan sans instruction », dit un rapport, de police de 1822, se déclara partisan de la Révolution, et fut élu, le 3 septembre 1792, député des Pyrénées-Orientales à la Convention, le 4° sur 5, par 58 voix (112 votants). Il se prononça pour la mort dans le procès du roi. Au premier appel nominal il répondit : « Je suis convaincu que Louis est coupable ; il a rempli son château d'hommes armés, et dans sa réponse, il dit qu'il était une autorité constituée, qu'il devait se défendre. Je dis, quand le peuple s'est levé, ce n'était pas pour assassiner, mais pour redemander ses droits. Cependant Louis a rempli son château de Suisses et de soi-disant Suisses, de gardes nationales, ou soi-disant gardes nationales ; il a déchargé ses canons et sa mousqueterie sur les plus purs patriotes ; il a versé le sang innocent : il est plus que coupable du crime de lèse-nation ; je vote pour cet objet. » Et au 3e appel nominal. « Je supporterai la responsabilité sans remords dans ma conscience. Comme cette détermination va décider du bonheur de la patrie, je prie mes collègues, au nom de cette patrie, qu'entre nous finissent toutes dissensions et que nous ne nous occupions que du salut public. Je vote pour la mort. » Il prit part ensuite à la réaction thermidorienne. Réélu, le 21 vendémiaire au IV, député des Pyrénées-Orientales au Conseil des Cinq-Cents par 59 voix (101 votants), il sortit de cette assemblée en l'an VI, et n'occupa plus aucune fonction publique. Atteint par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il se réfugia à Constance où il perdit complètement la vue, et d'où il demanda à rentrer en France (août 1822) : il appuya cette demande en prétendant qu'on avait abusé de sa quasi-cécité pour lui faire signer, en 1815, l'Acte additionnel; il avait alors huit enfants. Sa requête ne fut pas accueillie, et il mourut en exil. Les cartons de la police contiennent une demande de secours adressée au gouvernement, le 7 septembre 1830, par son fils aîné, tombé dans la misère.


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