Jacques Pelletier

1749 - 1839

Informations générales
  • Né le 14 juillet 1749 à Lignières (Cher - France)
  • Décédé le 7 janvier 1839 à Bourges (Cher - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 7 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Cher
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, né à Lignières (Cher) en 1750, mort à Bourges (Cher) le 7 janvier 1839, fils d'un procureur fiscal et notaire à Lignières, il fut d'abord clerc chez son père, puis vint à Paris où il remplit le même emploi pendant sept ans.

Devenu procureur à Bourges, il se fit recevoir, en 1788, avocat au parlement de Paris, et fut pourvu, peu après, de l'office de lieutenant de police à Romorantin.

Il adopta les principes de la Révolution, fut nommé, en 1791 procureur de la commune de Bourges, en 1792 juge à Romorantin, puis juge suppléant à Bourges, et, le 7 septembre de la même année, fut désigné par les électeurs du Cher, comme premier député suppléant à la Convention, par 150 voix (296 votants). Il dut cette désignation à l'amitié que lui témoignait Heurtault de Lamerville (V. ce nom). L'évêque Torné, qui avait été élu premier député du Cher à la Convention, n'ayant pas accepté le mandat, Pelletier fut appelé immédiatement à siéger. Il prit place à la Montagne, vota « pour la mort » dans le procès du roi, et appartint à la Société des Jacobins, dont il s'éloigna lors du 9 thermidor, pour prendre parti contre Robespierre. Aussi fut-il envoyé par la nouvelle majorité en mission dans plusieurs départements de l'Est : il y déploya contre les vaincus des mesures de rigueur « qu'il devait regretter amèrement quelques années plus tard », écrit son biographe, M. Th. Lemas (Etudes sur le Cher pendant la Révolution).

- « J'ai dissous, faisait-il connaître à la Convention, les sociétés qui ont osé approuver les adresses incendiaires, correspondre avec une société rivale de l'autorité souveraine et permettre de se rallier autour de la faction que vous avez détruite. »

Il rentra à Paris vers le milieu de l'année 1795, devint officier municipal à Bourges, commissaire près le tribunal de cette ville, commissaire près les tribunaux civil et criminel du Cher (frimaire an V - prairial an VIII) et enfin greffier à la cour criminelle, jusqu'en 1810, date à laquelle. il s'établit comme avocat consultant.

En juin 1812, il demanda la place de commissaire de police à Bourges ; mais sa requête, bien qu'appuyée par Lanjuinais, ne fut pas accueillie.

Atteint en 1816 par la loi contre les régicides, Pelletier dut s'exiler, à 65 ans, partit pour la Suisse, et se fixa à Constance ; atteint de la goutte, il demanda à rentrer en France, et y fut autorisé par l'amnistie partielle du 25 décembre 1818.

L'ancien conventionnel revint à Bourges et rouvrit son cabinet d'avocat consultant. Mais « en proie à l'idée fixe de la persécution, sa vie se consumait lente et chagrine. Le rire avait fui de ses lèvres et il ne parlait à personne ».

Il mourut à 89 ans.


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