Jean, Augustin Pénières-Delzors

1766 - 1821

Informations générales
  • Né le 4 mai 1766 à Saint-Julien-aux-Bois (Corrèze - France)
  • Décédé le 21 août 1821 à Saint-augustin-floride (Etat-unis)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Corrèze
Groupe
Centre droit
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Corrèze
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 17 février 1807 au 1er juillet 1811
Département
Corrèze
Groupe
Modérés
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 15 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Corrèze
Groupe
Modéré

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député aux Cinq-Cents, membre du Tribunat, député au Corps législatif de 1807 à 1811, représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Saint-Julien-aux-Bois (Corrèze) le 4 mai 1766, mort à Saint-Augustin (Floride) le 21 août 1821, fils de « monsieur Jean Pénières-Delzors, avocat au parlement et juge de Saint-Julien-aux-Bois, et de demoiselle Marguerite Pougeol, son épouse », il était garde du corps avant 1789.

Il se fit ensuite recevoir avocat, adopta les principes de la Révolution, devint maire de Saint-Julien, administrateur de la Corrèze, fut nommé député-suppléant de ce département à l'Assemblée législative (septembre 1791) sans être appelé à y siéger, et fut élu, le 6 septembre 1792, député de la Corrèze à la Convention, le 7e et dernier, « à la pluralité des voix ». Pénières vota, en novembre 1792, contre la réunion de la Savoie à la France, et déclara dangereuse toute extension de territoire.

Lors du jugement de Louis XVI, il s'exprima en ces termes (3e appel nominal) : « Mon opinion n'était pas que la Convention jugeât Louis XVI ; mais vous en avez décidé autrement, je me soumets à la loi. Je prononce contre Louis la peine portée par le code pénal contre les coupables de haute trahison ; mais, après l'exécution de ce jugement, je demande la suppression de la peine de mort. »

Pénières se montra très opposé au parti jacobin, et combattit vivement les opinions de Marat, qu'il proposa d'exclure de l'assemblée comme fou. En mai et juin, il prit la défense des Girondins. Acharné à poursuivre, après le 9 thermidor an II, les partisans du régime révolutionnaire, il intervint encore, à l'assemblée, dans plusieurs discussions sur l'agriculture et le commerce. Maltraité dans les rues de Paris lors de l'insurrection du 12 germinal an III, il se réfugia à la Convention et demanda qu'elle « s'épurât en chassant de son sein les membres qui partageaient les opinions extra-révolutionnaires ». D'autre part, on le vit à la tête des troupes qui soutinrent l'Assemblée contre les insurgés royalistes du 13 vendémiaire.

Passé, le 21 vendémiaire an IV, au Conseil des Cinq-Cents, comme député de la Corrèze, élu par 134 voix sur 237 votants, en même temps que 14 autres départements lui donnaient aussi la majorité, il opina comme précédemment avec le parti modéré, obtint sa réélection au même Conseil, le 25 germinal an V, par 107 voix (209 votants), appuya le coup d'Etat de Bonaparte, et fut nommé, le 4 nivôse an VIII, membre du Tribunat.

Il en sortit à la première élimination de 1802, et entra, le 17 février 1807, par une décision du Sénat conservateur, au Corps législatif impérial comme député de la Corrèze. Pénières siégea dans cette assemblée jusqu'en 1811.

Il représenta encore à la Chambre des Cent-Jours l'arrondissement d'Ussel qui lui avait donné, le 15 mai 1815, 54 voix sur 77 votants. Il y demanda (22 juin) que Napoléon II fût rendu à la France et que les couleurs nationales fussent mises sous la sauvegarde de l'armée.

Penières était propriétaire de la verrerie de la Valette et maire de Saint-Julien-aux-Bois. Ayant signé l'Acte additionnel, il fut atteint par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides. Un accident qu'il éprouva, le 22 janvier 1816, lui fit accorder un sursis ; il partit, le 1er mars suivant, de Valette (Corrèze) où il habitait, descendit la Dordogne en bateau, et arriva, le 9, à Bordeaux, où il s'embarqua, le 14 avril, sur le navire américain le Narriot, pour les Etats-Unis ; il y termina ses jours.


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