Jacques Pinet

1754 - 1844

Informations générales
  • Né le 9 septembre 1754 à Saint-nexans (Dordogne - France)
  • Décédé le 8 novembre 1844 à Bergerac (Dordogne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 9 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Dordogne
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Dordogne
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député en 1791, membre de la Convention, né à Saint-Nexand (Dordogne) en 1760, mort à Bergerac (Dordogne) le 8 novembre 1844, adopta avec chaleur la cause de la Révolution, devint (1790) administrateur du district de Bergerac, et fut élu, le 9 septembre 1791, députe de la Dordogne à l'Assemblée législative, le 3e sur 10, par 426 voix (508 votants). Il siégea dans la majorité. Réélu, le 6 septembre 1792, député du même département à la Convention, le 2e sur 10, par 462 voix (661 votants), il répondit au 3e appel nominal, dans le procès du roi : « Comme je n'ai point deux consciences, je vote pour la mort. » Après le 31 mai, il fut envoyé en mission à l'armée de l'Ouest, puis (octobre 1793) dans les Landes, où il traqua les nobles et les prêtres, Par un arrêté pris à Dax, en mars 1794, il décida « qu'il serait construit à Dax une guillotine, et, qu'elle serait placée en permanence dans le lieu le plus fréquenté par les aristocrates. » Il se rendit aussi dans les Pyrénées-Orientales, où il eut à prendre des mesures de rigueur. Au mois d'avril de la même année, on lui dénonça une conspiration dont le but était d'insurger le département des Landes, pour porter la guerre civile sur les derrières de l'armée française, tandis qu'elle serait attaquée de fi ont par les Espagnols. Pinet quitta Bergerac et fit opérer un grand nombre d'arrestations dans les Landes; sur 80 détenus, trois furent condamnés à mort. Rappelé de l'armée après le 9 thermidor, il fut dénoncé par les contre-révolutionnaires de Bayonne comme terroriste; mais la Convention passa à l'ordre du jour. Dénoncé de nouveau, le 11 germinal an III, par Saint-Martin comme « le bourreau de l'Ardèche », il fut décrété d'accusation le soir du 1er prairial au III, comme un des promoteurs de l'insurrection. L'amnistie du 4 brumaire an IV l'ayant rendu à la liberté, il fut nommé administrateur du département de la Dordogne; le Directoire le révoqua de ces fonctions en 1798 : Pinet était accusé d'avoir influencé les élections de ce département. Atteint par la loi du 12 janvier 1816, Pinet fut obligé de quitter la France. Il se réfugia à Constance; mais, infirme et sans fortune, il demanda et obtint (23 juillet 1817), en raison de sa santé, d'aller résider à Lausanne dont le climat est plus doux.

Son fils demanda en vain son rappel au gouvernement royal (13 juin 1818). Pinet ne rentra en France qu'après la révolution de 1830, et revint mourir à Bergerac.



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