Antoine Delamarre

1756 - 1824

Informations générales
  • Né le 3 février 1756 à Saint-Thibault (Oise - France)
  • Décédé le 10 février 1824 à Grandvilliers (Oise - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Oise
Groupe
Plaine
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 20 mai 1797
Département
Oise
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1803
Département
Oise

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, au Conseil des Anciens et au Corps législatif de l'an VIII à l'an XII, né à Saint-Thibaud (l'Union, sous la révolution) (Oise), le 3 février 1756, mort à Grandvilliers (Oise), le 10 février 1824, il était notaire dans cette localité et procureur fiscal. Il devint en 1791 secrétaire de l'administration de son district, puis administrateur du département, et fut élu, le 5 septembre 1792, le 11e sur 12, député de l'Oise à la Convention. Il siégea dans la Plaine, se prononça lors du procès du roi, pour l'appel au peuple, en disant : « Le peuple seul a la souveraineté ; il pourra nous contester celui de juger définitivement ; je dis : oui », et répondit au 3e appel nominal: « J'ai voté hier pour la sanction du peuple souverain; forcé de prononcer aujourd’hui définitivement dans la double qualité de juge et de représentant du peuple, je dis, comme juge que je vote pour la mort ; mais comme représentant du peuple, chargé de veiller à l'intérêt de ses rapports politiques, je crois que la mort de Louis serait moins utile que son existence. En conséquence, je vote pour sa réclusion jusqu'à six mois après la paix, et pour son bannissement ensuite. Ce qui me détermine surtout, c'est que je considère que si le peuple souverain regardait cette décision comme mauvaise, il serait toujours temps, malgré votre décret, de demander la mort. » Adversaire de la Montagne, il protesta contre l'acte du 31 mai, fut décrété d'arrestation et resta détenu pendant quatorze mois; il dut la liberté au 9 thermidor. La réaction anti-jacobine l'ayant rappelé à la Convention, le 18 frimaire an III, il fut chargé d'une mission dans le Nord et annonça à l'Assemblée la dissolution de la société populaire de Lille; il rendit compte aussi d'un mouvement causé à Arras par l'augmentation du prix du pain. Le 22 vendémiaire an IV, il fut élu, par 181 voix, député de l'Oise au Conseil des Cinq-Cents, d'où il passa, le 24 germinal an VI, au Conseil des Anciens ; il y représenta le même département. Favorable au coup d'Etat du 18 brumaire, il fut appelé, le 4 nivôse an VIII, par le Sénat conservateur, à siéger, toujours comme député de l'Oise, au Corps législatif. Le 23 germinal an XII, il fût nommé conseiller de préfecture de son département, et, en 1807, maire de Grandvilliers, où il mourut.


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