Camille, Joseph Périer

1781 - 1844

Informations générales
  • Né le 15 août 1781 à Grenoble (Isère - France)
  • Décédé le 14 septembre 1844 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 21 avril 1828 au 16 mai 1830
Département
Sarthe
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 12 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Sarthe
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Sarthe
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 10 janvier 1835 au 3 octobre 1837
Département
Corrèze
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1828 à 1834, de 1835 à 1837 et pair de France, né à Grenoble (Isère) le 15 août 1781, mort à Paris le 14 septembre 1944, frère de Casimir Périer, et comme lui « fils de M. Claude Périer (Voy. ce nom) et de dame Marie-Charlotte Pascal », il fit ses premières études à Tournon, et entra en l'an VIII à l'Ecole polytechnique, d'où il passa en l'an IX à l'Ecole des mines.

Nommé, en 1806, surnuméraire au ministère de l'Intérieur, puis, le 12 février 1809, auditeur au conseil d'Etat, il se rendit, le 4 août de la même année, dans la province de Salzbourg en qualité d'intendant, fut nommé préfet de la Corrèze le 12 février 1810, chevalier de la Légion d'honneur le 30 juin 1811, quitta l'administration en 1814, et y rentra (1819) comme préfet de la Meuse.

Il occupa ce poste jusqu'en 1822, se mêla alors d'affaires commerciales, et se présenta à la députation, le 21 avril 1828, dans le 2e arrondissement de la Sarthe (Mamers), en remplacement de Dupin aîné, qui avait opté pour le collège de la Charité-sur-Loire; il fut élu par 141 voix (188 votants, 263 inscrits), contre 34 à M. de Boisguilbert. Comme ses frères, il fit partie de l'opposition constitutionnelle, combattit la politique du ministère Polignac et fut des 221.

Réélu, le 12 juillet 1830, par 170 voix (226 votants, 285 inscrits), contre 53 au colonel d'Arlange, il suivit les inspirations de son frère Casimir, se rallia à Louis-Philippe, et devint le zélé champion des idées conservatrices. Il obtint le renouvellement de son mandat, le 5 juillet 1831, par 109 voix (210 votants, 280 inscrits), contre 95 à M. Mouton, soutint le ministère, et échoua, au renouvellement du 21 juin 1834, avec 86 voix contre 138 à M. Chevalier, élu. Mais il rentra à la Chambre le 10 janvier 1835, comme l'élu du 4e collège de la Corrèze (Ussel), avec 135 voix (192 votants, 239 inscrits), contre 49 à M. Château-Dubreuil, en remplacement de M. Persil, qui avait opté pour Condom.

Il continua de voter avec le gouvernement, et fut appelé à la Chambre des pairs, le 3 octobre 1837. Il y présenta sur les matières financières plusieurs rapports remarqués, et mourut en 1844.


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