Jean de Buisson de Bournazel

1736 - 1808

Informations générales
  • Né le 17 octobre 1736 à Bournazel (Aveyron - France)
  • Décédé le 2 avril 1808 à Marmanhac (Cantal - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 26 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Villefranche-de-Rouergue (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, né à Bournazel (Aveyron), le 17 octobre 1736, mort à Marmanhac (Cantal) le 2 avril 1808, il vivait avec son père dans la terre et seigneurie de Bournazel en Rouergue, lorsqu'il fut élu, le 27 mars 1789, député de la noblesse aux Etats généraux par la sénéchaussée de Villefranche en Rouergue.

Il fut un des membres les plus obscurs de la droite, et les procès-verbaux de l'Assemblée sont muets sur son compte.

Le Moniteur officiel de l'époque ne s'est occupé de lui que très indirectement (numéro du 22 mars 1790), pour rectifier, à l'article « Variétés », un fait intéressant le château de Bournazel, et inexactement rapporté par le Mercure. « Le château de M. de Boumazel (sic), père du député de ce nom à l'Assemblée nationale, avait écrit cette feuille, a été brûlé, et deux de ses domestiques massacrés. Ce vieillard de quatre-vingts ans a eu beaucoup de peine à se sauver. » Le Moniteur rétablit la vérité en ces termes : « Le château de Bournazel a été pillé, mais non pas brûlé. M. de Bournazel, qui s'était retiré depuis quelque temps à Villefranche, avec toute sa maison, n'a eu aucune peine à se sauver. Aucun de ses domestiques n'a été massacré. Des détails authentiques témoignent, d'ailleurs, que l'imprudence d'un détachement de milice de Villefranche, envoyé à Bournazel pour protéger le château, a donné lieu à ce fâcheux événement. Ce détachement s'était emparé d'une église qui communique au château ; voyant des paysans alarmés accourir pour sonner le tocsin, on voulut les en empêcher; on en tua un, on en blessa trois ou quatre autres. Un grand nombre de paysans survinrent ; ils firent retirer le détachement, et ayant ensuite trouvé le cadavre qu'on avait caché dans le château, ils devinrent furieux. Ce meurtre est la cause véritable du pillage du château, et même des autres mouvements qui ont éclaté dans cette province. »

Date de mise à jour: juillet 2018


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