Etienne, Eugène Bussière

1858 - 1940

Informations générales
  • Né le 1er novembre 1858 à Beaulieu-sur-dordogne (Corrèze - France)
  • Décédé le 9 octobre 1940 à Donzenac (Corrèze - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Corrèze
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Corrèze
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Corrèze
Groupe
Gauche radicale-socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1911 au 1er janvier 1921

Biographies

Né le 1er novembre 1858 à Beaulieu (Corrèze), mort le 9 octobre 1940 à Donzenac (Corrèze).

Député de la Corrèze de 1898 à 1910. Sénateur de la Corrèze de 1911 à 1921.

Propriétaire terrien, juge de paix et président du Comice agricole de Donzenac, Etienne Bussière militait depuis longtemps au sein du parti radical socialiste de la Corrèze, lorsqu'il commença sa carrière politique en devenant maire, puis conseiller général de Donzenac. Comme il devait le faire plus tard au Parlement, il lutta activement au sein de l'Assemblée départementale en faveur des petits propriétaires et des cultivateurs.

C'est aux élections législatives du 8 mai 1898 qu'il entra à la Chambre des Députés, en battant dès le premier tour de scrutin, par 9.224 voix contre 5.105, le député sortant du deuxième arrondissement de Brive, le comte Robert de Lasteyrie, républicain modéré, père du futur Ministre des Finances de la Chambre Bleu horizon. « Je suis pour l'orientation à gauche, pour le vieil esprit républicain, pour les principes de la Révolution française », déclarait-il dans sa profession de foi en s'attaquant d'autre part à la « politique de compromission et de recul du Ministère Méline » et en prônant au contraire la « politique radical et réformatrice du Ministère Bourgeois ».

Membre de la Commission de l'enseignement, il se préoccupa de préférence du problème des retraites et déposa une proposition de loi ayant pour objet la translation des cendres de Turgot au Panthéon (1899). Il prit parf également aux discussions concernant les budgets de la guerre et des travaux publics et déposa à ce sujet plusieurs amendements concernant notamment le salaire des cantonniers et les commis des Ponts et Chaussées.

Réélu à une très forte majorité aux élections générales législatives du 27 avril 1902, sur un programme qui flétrissait le « cortège honteux et méprisable des camelots nationalistes », il fit partie des Commission de la comptabilité, des associations et congrégations et de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Au cours de cette législature, il déposa une proposition de loi tendant à ouvrir un crédit exceptionnel pour subventionner l'école d'électricité et de mécanique industrielle de Paris (1904) et développa une interpellation concernant la politique et l'attitude du Gouvernement à la suite des élections générales. Il intervint également dans plusieurs débats concernant l'administration de la marine. En janvier 1905, il fut élu secrétaire de la Chambre. Il conserva sans peine son siège au renouvellement du 6 mai 1906 en battant dès le premier tour de scrutin, par 7.721 voix contre 5.301, François Labrousse, fils d'un ancien député de la même circonscription.

Dans sa déclaration de principe, Etienne Bussière protestait vivement contre la présence en face de lui d'un candidat de la même nuance politique et faisait état de son action parlementaire, en se flattant notamment d'avoir déposé un projet de loi « tendant à mettre à l'abri de l'hypothèque et à rendre insaisissable le petit bien familial ». Il réclamait d'autre part « une politique extérieure, faite de calme et de dignité, de fidélité aux alliances et aux amitiés et soumise au libre contrôle du Parlement pour éviter le retour des récentes aventures ». Par une curieuse coïncidence, il devait lui-même, quelque 5 ans plus tard, succéder au Sénat à Philippe Labrousse père de son adversaire malheureux, qui le battit à son tour en 1921.

Membre de la Commission de l'enseignement, membre de la Commission spéciale chargée d'examiner les documents saisis à la nonciature (1907), il déposa pendant cette nouvelle législature une proposition de loi relative aux écoles de pharmacie (1909). Il prit part de nouveau aux débats concernant le budget des travaux publics, intervint dans la discussion sur les cadres et effectifs de l'armée (1909) et demanda en 1908 à interpeller le Gouvernement sur la catastrophe du tunnel de Pouch.

Il ne rentra pas à la Chambre en 1910, ayant été battu par le candidat républicain socialiste Marc Doussaud, mais devint sénateur le 5 mars 1911, en remplacement de Philippe Labrousse, décédé. Il emporta le siège au premier tour de scrutin, par 373 voix sur 711 votants. A la Chambre haute, où il fut réélu au renouvellement du 7 janvier 1912 au troisième tour de scrutin, par 391 voix sur 713 votants, il poursuivit son activité en faveur des petits propriétaires et des cultivateurs et consacra plusieurs de ses interventions aux intérêts de son département. Il avait pris place sur les bancs de la gauche démocratique.

Battu au renouvellement qui suivit la guerre de 1914-1918, - 9 janvier 1921 - par François Labrousse, il se désinté ressa de la vie politique et reprit ses activités de juge de paix, notamment à Courbevoie, dans la banlieue parisienne. Il mourut peu de temps après l'armistice de 1940 dans sa propriété corrézienne de Donzenac, à 82 ans.

Il était chevalier de la Légion d'honneur et officier d'Académie.




Né le 1er novembre 1858 à Beaulieu (Corrèze)

Décédé le 9 octobre 1940 à Donzenac (Corrèze)

Député de la Corrèze de 1898 à 1910

Sénateur de la Corrèze de 1911 à 1921

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, pages 813 et 814)

Après la fin de son mandat parlementaire, en 1921, Etienne Bussière reprend son activité de juge de paix, puis se retire dans son département natal.

Il y meurt le 9 octobre 1940.


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