Louis, Joseph, Charles, Amable d'Albert de Luynes

1748 - 1807

Informations générales
  • Né le 4 novembre 1748 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 20 mai 1807 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 28 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Touraine (Type : Bailliage)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de la Touraine à la Constituante de 1789, et membre du Sénat conservateur de l'Empire, né à Paris, le 4 novembre 1748, mort à Paris, le 20 mai 1807, issu d'une très ancienne et très puissante famille de Florence, les Alberti, il était fils de Marie-Charles-Louis d'Albert de Luynes, duc de Chevreuse, qui commanda avec distinction, sous Louis XV, dans les campagnes de Bohême et au siège de Berg-op-Zoom, et de Henriette-Nicole D'Egmont Pignatelli, femme d'un grand savoir, qui composa un cours de rhétorique et de philosophie.

Un Léon d'Albert, qui servit en Piémont, sous le duc d'Enghien, et fut tué à la bataille de Cérisoles, en 1545, porta pour la première fois le titre de seigneur de Luynes, du nom de la terre qu'il avait acquise en Provence, du chef de sa femme, Jeanne de Ségur. Depuis, la maison d'Albert, qui a possédé les trois duchés pairies de Chevreuse, de Luynes et de Chaulnes, a donné à la France un connétable et deux maréchaux de France, un cardinal et plusieurs officiers généraux.

Louis-Joseph-Charles-Amable d'Albert de Luynes était, au moment de la Révolution, maréchal de camp, pair de France et colonel général des dragons ; il se démit de cette dernière charge, et présida les Etats provinciaux de Touraine.

La noblesse du bailliage l'ayant élu, le 28 mars 1789, pour la représenter aux Etats généraux, il fut de ceux qui se rallièrent au tiers, le 25 juin, et qui votèrent avec la majorité. Le 24 octobre, il prit à l'Assemblée la défense de M. de Besenval, officier des gardes suisses, détenu à raison des ordres donnés par lui au gouverneur de la Bastille, le 14 juillet. L'Assemblée décida de renvoyer l'affaire au Châtelet. Le 22 juin 1791, il réclama, pour les officiers généraux comme lui, l'honneur de prêter le serment de fidélité imposé aux fonctionnaires membres de l'Assemblée.

Le duc de Luynes n'émigra point, et se retira à Dampierre (Seine-et-Oise) en 1792, ou il vécut en dehors de la politique jusqu'au coup d'Etat de Brumaire. Le 24 pluviôse an IV, une dénonciation anonyme ayant été faite contre lui au comité de la Convention, dit comité d'aliénation et domaines réunis, le « citoyen Albert-Luynes » répondit par des Observations. M. de Luynes était signalé comme détenant encore des biens confisqués sur le maréchal et la maréchale d'Ancre et donnés autrefois par Louis XIII au connétable de Luynes, « le plus indigne favori de nos anciens tyrans ». Il répondit que cette assertion était sans preuves; que d'ailleurs, suivant les anciennes ordonnances, « les biens provenant des confiscations n'étaient unis au domaine de la couronne qu'après une possession de dix années, et que jusque-là, les rois avaient droit d'en disposer et en disposaient en effet. » Il ajoutait : « Le dénonciateur qui me suppose 500 000 livres de rente, n'a pas calculé avec moi, et n'est sûrement pas l'agent de mes créanciers ; il aurait pu facilement, s'il l'eût voulu, se convaincre de l'erreur extrême dans laquelle il est. Il aurait pu se convaincre que les ventes que je me propose de faire sont nécessitées par le besoin de mes affaires. »


Nommé conseiller général de la Seine le 29 ventôse an VIII, puis maire du IXe arrondissement de Paris le 4 frimaire an IX, il fut, en outre, appelé au Sénat conservateur le 14 fructidor an XI.

Il fut fait membre de la Légion d'honneur le 9 vendémiaire an XII, et devint commandeur de cet ordre le 25 prairial de la même année.



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