Armand, Louis Gontaut de Lauzun Et de Biron

1747 - 1793

Informations générales
  • Né le 13 avril 1747 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 31 décembre 1793 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Quercy - Cahors - Montauban (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Paris le 13 avril 1747, exécuté à Paris le 31 décembre 1793, il appartenait à une des plus illustres familles de l'ancienne France, qui se distingua dans la carrière des armes, dans les premières dignités de l'Eglise, dans les conseils du royaume et dans les ambassades. Cette maison a pris son nom de la ville et baronnie de Gontaut, dans l'ancienne sénéchaussée d'Agenais.

Descendant du maréchal Armand de Gontaut de Biron (1524-1592), qui fut à Arques et à Ivry, et neveu du maréchal Louis-Antoine de Gontaut de Biron (1700-1788), Armand-Louis fut chargé, à la suite d'un mémoire qu'il avait publié sur l'Etat de défense de l'Angleterre et de toutes ses possessions dans les quatre parties du monde, d'une expédition contre le Sénégal, la Gambie et quelques autres établissements de la côte. Il s'empara promptement des établissements anglais du littoral, prit part en 1780 à la guerre de l'indépendance américaine, devint duc de Biron en 1788, et fut élu (23 mars 1789), avec 135 voix, député de la noblesse aux états généraux par la sénéchaussée du Quercy. Il avait alors le grade de colonel.

Partisan des idées nouvelles, il se rallia à la majorité de l'Assemblée, fut délégué par elle en 1791 pour recevoir le serment de fidélité des troupes réunies dans le département du Nord, fut promu maréchal de camp le 13 janvier 1792, prit Quiévrain et reçut l'ordre de marcher sur Mons, où il essuya un échec.

Général en chef de l'armée du Rhin le 9 juillet 1792, il fut investi, le 30 septembre, du commandement de l'armée d'observation destinée à surveiller les mouvements des Autrichiens établis entre Rheinfeld et Philipsbourg. Commandant de l'armée des côtes de la Rochelle le 15 mai 1793, il recula devant les difficultés de sa tâche et envoya sa démission au comité de salut public, qui la refusa et le maintint en fonctions. Gontaut-Biron battit alors à Saumur et à Parthenay l'année vendéenne ; puis il insista de nouveau pour faire accepter sa démission. Cette attitude, et l'hostilité témoignée par le général au lieutenant-colonel Rossignol, le firent alors suspecter d'incivisme, destituer, arrêter et enfermer à l'Abbaye.

En décembre 1793, Gontaut-Biron comparut devant le tribunal révolutionnaire, comme prévenu de « conspiration contre la république » ; il fut condamné à mort et exécuté le 31.

Avec lui finit la branche ducale de Biron.

Sa veuve, Amélie de Boufflers, monta aussi sur l'échafaud, moins d'un mois après (27 janvier 1794).