Clément, Edouard de Moustier

1779 - 1830

Informations générales
  • Né le 2 janvier 1779 à Coblentz (Allemagne)
  • Décédé le 5 janvier 1830 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Doubs
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1824 à 1827, né à Coblentz (Allemagne) le 2 janvier 1779, mort à Paris le 5 janvier 1830, d'une des plus anciennes familles de la Franche-Comté, fils du marquis de Moustier, diplomate sous l'ancien régime, il accompagna son père en différentes missions, et commença ses études à New York, où son père représenta la France de 1787 à 1789.

Il émigra avec lui, et, pour échapper à la loi qui déclarait émigré lui-même tout fils d'émigré ayant atteint l'âge de quatorze ans, il quitta Stuttgart, où il continuait ses études, pour rentrer en France (1793). Il prit part, comme royaliste, aux journées du 1er prairial an III et du 13 vendémiaire an IV, fut arrêté, ne dut sa mise en liberté qu'à sa grande jeunesse, et quitta la France pour rejoindre son père en Angleterre. Débarqué en Normandie (mars 1796) avec d'autres émigrés, il devint aide-de-camp de M. de Frotté. Blessé dans un combat contre les troupes républicaines, il dut revenir à Londres et ne rentra définitivement dans sa patrie qu'à l'époque du Consulat.

La conscription l'envoya dans un régiment de hussards; mais bientôt il obtint d'entrer dans la diplomatie et devint secrétaire de légation à Dresde en 1801. Il était encore dans cette ville au moment de la campagne de 1806, et ce fut lui qui eut, après Iéna, la garde des Prisonniers saxons. En témoignage des égards qu'il leur avait témoignés, le roi de Saxe lui fit présent d'une boîte enrichie de diamants. Il épousa la fille de M. de Laforest, ministre d'Etat, et fut nommé, par le crédit de son beau-père, ministre plénipotentiaire à Bade, puis en Wurtemberg, et créé comte de l'Empire le 28 janvier 1809. Après la campagne de Russie, il demanda et obtint son congé, se rallia (1814) aux Bourbons qui le firent chevalier de Saint-Louis, officier de la Légion d'honneur, et l'envoyèrent (1820) à Berne, comme ambassadeur.

Grand propriétaire et maire de Brie, il fut élu, le 25 février 1824, député du 1er arrondissement électoral du Doubs (Baume-les-Dames) par 166 voix (184 votants, 244 inscrits), contre 12 à M. Clément; il siégea dans la majorité royaliste, prit quelquefois la parole, remplit, la même année, l'intérim du ministère des Affaires étrangères, que Chateaubriand venait de quitter, et retourna comme ambassadeur en Suisse, d'où il passa, en 1825, à l'ambassade d'Espagne.

Les difficultés qu'il éprouva lors de la guerre civile de Portugal à l'occasion de la mort du roi Jean IV, le firent rappeler (1828). Il s'était représenté à la députation, aux élections générales du 4 novembre 1827, dans son arrondissement, mais il avait échoué avec 88 voix contre 93 à l'élu, M. Clément.

On a de lui : Servitudes sur les bords des rivières navigables (1819).


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