Jacques Koechlin

1776 - 1834

Informations générales
  • Né le 10 mars 1776 à Mulhouse (Haut-Rhin - France)
  • Décédé le 16 novembre 1834 à Mulhouse (Haut-Rhin - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1820 au 1er mai 1822
Département
Haut-Rhin
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 16 mai 1822 au 24 décembre 1823
Département
Haut-Rhin
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 6 mars 1824 au 5 novembre 1827
Département
Haut-Rhin
Groupe
Extrême-gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1820 à 1827, né à Mulhouse (Haut-Rhin) le 10 mars 1776, mort à Mulhouse le 16 novembre 1834, d'une ancienne famille d'origine suisse, l'un des seize enfants de Jean Kœchlin (1746-1836) célèbre industriel français, et petit-fils de Samuel Kœchlin (1719-1771), qui établit à Mulhouse, en 1746, la première fabrique de toiles peintes dites indiennes, il fut l'associé de son père et de son frère Nicolas (Voy. ce nom) dans la direction de leur importante entreprise, et s'unit également à eux pour la défense des libertés publiques sous la Restauration.

Deux fois maire de Mulhouse, il se fit élire, le 13 novembre 1820, député du Haut-Rhin, au collège de département, par 102 voix (149 votants, 156 inscrits), et prit place à l'extrême gauche, dont il appuya toutes les motions.

Réélu, le 16 mai 1822, par 109 voix sur 156 votants et 169 inscrits, il continua de siéger dans la minorité et fut chargé de présenter à la Chambre une pétition de cent trente-deux électeurs demandant une enquête judiciaire « sur la promenade militaire de deux escadrons de cavalerie dans le département du Haut-Rhin, qui n'eut pour résultat définitif que l'arrestation du colonel Caron et du sieur Roger ». La pétition n'ayant pas été prise en considération, Jacques Kœchlin, qui n'avait pu la soutenir à la tribune, prit le parti de faire imprimer, sous sa responsabilité personnelle, une relation et une appréciation des faits. Cet écrit fut saisi, incriminé comme séditieux, et son auteur fut d'abord condamné par défaut à un an de prison et 5 000 francs d'amende. Sur opposition, sa peine fut réduite à six mois d'emprisonnement et à 3 000 francs d'amende, dont une souscription patriotique eut vite acquitté les frais. Le procès donna lieu à un autre incident : l'avocat de Jacques Kœchlin, M. Barthe, s'étant écarté dans sa plaidoirie de la réserve en usage au palais, fut de la part de son ordre l'objet d'une mesure disciplinaire ; mais ses confrères libéraux protestèrent contre cette punition en lui offrant un banquet.

Jacques Kœchlin fut encore réélu, le 6 mars 1824, par 90 voix (169 votants, 184 inscrits). Il combattit le ministère Villèle dans les rangs de la gauche.

Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1814, il fut nommé officier du même ordre par le gouvernement de juillet.

On a de lui l'écrit cité plus haut, sous ce titre : Relation historique des événements qui ont précédé, accompagné et suivi l'arrestation du lieutenant-colonel Caron (1822).

Date de mise à jour: août 2015

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