Arthur, Henri, Alphonse de Chabaud-Latour

1839 - 1910

Informations générales
  • Né le 6 juin 1839 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 20 février 1910 à Cannes (Alpes-Maritimes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876
Département
Cher
Groupe
Centre droit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Fils de François Henri de Chabaud-Latour, représentant à l'Assemblée nationale de 1871, né à Paris le 6 juin 1839, il entra à l'école de Saint-Cyr, d'où il passa à l'école d'état-major en 1860.

Démissionnaire l'année d'après, lors de son mariage avec Mlle de Tascher, nièce du comte de Montalivet, il reprit du service quand éclata la guerre de 1870, et fut attaché, comme capitaine d'état-major au titre auxiliaire, à l'armée de la Loire. Il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur à la fin de la campagne. Administrateur des mines d'Anzin, M. Arthur de Chabaud-Latour avait, d'autre part, par suite de son alliance avec les Montalivet, des intérêts dans le Cher; cette dernière circonstance motiva sa candidature conservatrice dans ce département, à l'élection complémentaire du 2 juillet 1871.

En remplacement de Thiers (qui avait opté pour la Seine), il fut élu représentant à l'Assemblée nationale par 32,430 voix (61,891 votants, 94,931 inscrits), contre 28,757 à M. Girault, républicain, ancien député au Corps législatif. Peu après (8 octobre), il devint aussi conseiller général du Cher pour le canton de Sancerre. Il siégea, comme son père, au centre droit de l'Assemblée nationale, et vota :

- pour les pétitions des évêques,
- contre le retour à Paris,
- pour le pouvoir constituant,
- pour l'acceptation de la démission de Thiers,
- pour le septennat,
- pour l'état de siège,
- pour la loi des maires,
- contre la dissolution de l'Assemblée et contre les amendements Wallon et Pascal Duprat ;

il s'abstint de prendre part au vote sur l'ensemble des lois constitutionnelles.

Aux élections législatives du 20 février 1876, M. A. de Chabaud-Latour se représenta; mais il échoua dans l'arrondissement de Sancerre avec 4,653 voix contre 10,696 accordées à l'élu, M. Ernest Duvergier de Hauranne, républicain modéré, qui précédemment avait été nommé en même temps que lui et en qualité de conservateur. (M. Guillaumin, bonapartiste, réunit 2,888 voix.) Candidat officiel, le 14 octobre 1877, dans la même circonscription, il ne fut pas plus heureux, et n'obtint que 8,793 voix contre M. Mingasson, républicain, 10,896.


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