Jacques, Edme, Léger Cottin

1754 - 1823

Informations générales
  • Né le 13 décembre 1754 à Léogane (Saint-domingue)
  • Décédé le 22 novembre 1823 à Saffré (Loire-Atlantique - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 18 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Nantes - Bretagne (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, né à Léogane (Saint-Domingue), le 13 décembre 1754, mort à Saffré (Loire-Inférieure), le 22 novembre 1823, il était fils de « feu écuyer Pierre Cottin, capitaine commandant des milices au quartier de Léogane, isle et coste de Saint-Domingue, et de dame Marie Poy. » (V. R. Kerviler, Revue historique de l'Ouest, 1836.)

Son père était d'origine nantaise. Lui-même avait le titre d'écuyer, sans doute à cause du privilège que lui conférait sa charge de secrétaire de la chancellerie près le parlement de Bretagne. Dès la fin de l'année 1788, Cottin aspira à jouer un rôle politique; il se rendit populaire en prenant l'initiative d'une requête des notables bourgeois et négociants de Nantes « aux officiers municipaux de leur ville », pour les supplier de peser de tout leur pouvoir prés du ministère afin d'obtenir les réformes constitutionnelles urgentes. Cette requête fut remise aux officiers municipaux par Cottin lui-même, qui fut ensuite désigné avec onze autres délégués, pour la porter au roi.

Tout dévoué dès lors au parti populaire, Cottin fut, le 18 avril 1789, élu par la sénéchaussée de Nantes député du tiers aux Etats-Généraux. Il fut de la majorité de l'Assemblée et demanda, dans la fameuse nuit du 4 août, l'abolition des justices seigneuriales « écrasantes pour le peuple. » En janvier 1790, il fit partie du comité des pensions; en juillet, il déclara que le décret approbatif des mesures prises par Bouillé contre la garnison de Nancy était la proclamation de la guerre civile. Un peu plus tard, il opposa les services de d'Aiguillon fils aux reproches que Cazalès adressait à la mémoire de d'Aiguillon père. En 1791, il demanda l'extradition du prince de Lambese à l'Autriche, à l'occasion de l'extradition des contrefacteurs de billets de banque demandée par cette cour.

De retour à Nantes à la fin de la législature, Cottin ne reparut plus sur la scène politique. Il figura seulement, plusieurs fois, lors des élections pour la mairie de Nantes, avec un nombre de voix respectable. Cottin vendit, en 1799, l'hôtel qu'il possédait à Nantes, et se retira au château de Saffré qu'il ne quitta plus. Sous l'Empire, il devint maire de Saffré et borna son ambition à l'exercice de cette modeste fonction. Une de ses filles avait épousé un fils de son Collègue Jarry.


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