Jean-Marie Bion

1730 - 1798

Informations générales
  • Né le 28 août 1730 à Loudun (Vienne - France)
  • Décédé le 30 septembre 1798 à Poitiers (Vienne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 19 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Loudun (Type : Bailliage)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Vienne
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 1er juillet 1798
Département
Vienne
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député aux états généraux de 1789, membre de la Convention et député au Conseil des Cinq-Cents, né à Loudun (Vienne), le 28 août 1730, mort à Poitiers (Vienne), le 30 septembre 1798, il était avocat à Loudun quand il fut élu le 19 mars 1789, député du tiers aux états généraux par le bailliage de Loudun ; il ne se fit point remarquer dans cette Assemblée. En revanche, il prit fréquemment la parole à la tribune de la Convention nationale, dont il fut secrétaire, et où il représenta (4 septembre 1792) le département de la Vienne, élu par 152 voix sur 292 votants.

Partisan modéré de la Révolution, il intervint dans les débats spéciaux sur les postes et messageries, et se mêla aussi aux discussions politiques. Il vota « la détention et le bannissement » dans le procès de Louis XVI, se déclara l'adversaire de Lequinio et opina pour son arrestation, ainsi que pour celle de Fouché.

Réélu, le 21 vendémiaire an IV, député de la Vienne au Conseil des Cinq-Cents, il y remplit encore les fonctions de secrétaire et prit une part très active aux délibérations. Il demanda une amnistie pour tous les citoyens mis hors la loi, parla sur la vérification des pouvoirs, proposa de confier aux tribunaux le droit de prononcer sur les radiations des listes d'émigrés, réclama (29 fructidor an IV) contre les déserteurs à l'ennemi la peine de mort dans le Code des délits et peines militaires. Sur la question des postes, il fit adopter (4 nivôse an V) un nouveau prix des ports de lettres, proposa (21 nivôse) de confier les postes et messageries à une régie intéressée, et obtint gain de cause le 14 floréal. Lorsqu'il fut question le 20 du même mois, de la loi d'amnistie et des exceptions qu'il convenait d'y faire, il s'acharna contre l'un des exceptés, Barère, et se joignit à plusieurs de ses collègues pour demander comment « le plus grand des scélérats » pourrait échapper à la déportation.

Bion cessa de faire partie du Conseil en 1798 ; il se retira dans son pays natal, et mourut presque aussitôt.


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