Gédéon, Godefroy, Antoine Bouvier

1760 - 1826

Informations générales
  • Né le 13 février 1760 à Orange (Vaucluse - France)
  • Décédé le 3 mars 1826 à Orange (Vaucluse - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 3 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Orange (Type : Principauté)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Vaucluse
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, puis au Conseil des Cinq-cents, né à Orange (Vaucluse), le 13 février 1760, mort à Orange, le 3 mars 1826, il était un jurisconsulte de mérite.

Professeur de droit civil et procureur du roi à Orange, il fut, le 3 avril 1789, élu par cette principauté député du tiers aux Etats-Généraux. Il prit place parmi les députés les plus avancés de la majorité, et, le 10 juillet 1790, il demanda la parole sur la pétition des Avignonnais, détenus à Orange, à la suite des troubles d'Avignon. Ils faisaient valoir leur qualité d' « étrangers » et de « sujets du pape », pour réclamer la protection de l'Assemblée et obtenir leur élargissement. Malouet, Crillon le jeune et l'abbé Maury appuyèrent vivement la requête des prisonniers. Bouvier se joignit au contraire à Robespierre, pour représenter à l'Assemblée le danger qu'il y aurait à soustraire ces détenus à leurs juges. « Les officiers municipaux d'Orange, dit-il, n'ont pu mettre le calme à Avignon qu'en promettant au peuple que les prisonniers seraient jugés: est-ce par vous que cette promesse sera violée ? Est-ce par vous que la guerre civile sera allumée ?... » (Il s'élève dans la partie droite un mouvement général ; on entend ces mots : Allons donc !) A la suite de ces paroles, un violent débat s'émut dans l'Assemblée, qui, finalement, passa à l'ordre du jour.

Député de Vaucluse, le 24 germinal an VI, au Conseil des Cinq-cents, Bouvier fut du nombre des républicains qui firent à la conspiration royaliste d'abord, aux menées de Bonaparte ensuite, la plus vive opposition : à la séance du 26 fructidor an VII, il monta à la tribune pour prouver, à l'aide de faits que « des bandes royalistes parcouraient impunément le département de Vaucluse » ; il proposa, et le Conseil arrêta un message au Directoire sur cet objet. Au 18 brumaire, il fut exclu de la représentation nationale, et rentra dans la vie privée.

Date de mise à jour: mai 2016


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