Boniface, Louis, André de Castellane Novejean

1758 - 1837

Informations générales
  • Né le 4 août 1758 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 21 février 1837 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 12 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Chateauneuf-en-Thymerais (Type : Bailliage)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député aux Etats-Généraux de 1789, député en 1815 et pair de France, né à Paris le 4 août 1758, mort à Paris le 21 février 1837, il descendait d'une famille d'anciens barons de Provence, indépendants sous les rois d'Arles, et dont le faste avait popularisé le vieil adage du roi René : « Dissolution des Castellane. » Il suivit la carrière des armes et était colonel de cavalerie au moment de la Révolution.

Elu, le 12 mars 1789, député de la noblesse aux Etats-Généraux par le bailliage de Châteauneuf-en-Thymerais, il siégea parmi les libéraux, fut des premiers de son ordre à se réunir au tiers-état, vota la liberté des cultes et la déclaration des droits, réclama l'abolition des prisons d'Etat et la suppression des détentions arbitraires. Secrétaire de l'Assemblée (février 1790), il s'éleva contre les mesures de rigueur votées contre les émigrés, rentra à son corps après la session, et fut promu maréchal de camp, le 20 mars 1792.

Il protesta contre le 10 août 1792, en donnant sa démission, fut incarcéré peu après comme suspect, et ne recouvra sa liberté qu'à la chute de Robespierre.

Retiré à la campagne, il ne reparut que sous le gouvernement consulaire, fut nommé membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII et préfet des Basses-Pyrénées le 22 germinal suivant. Candidat au Sénat conservateur de l'Empire, sans y être admis, officier de la Légion d'honneur (22 juillet 1808), baron (14 février 1810) puis comte de l'Empire (9 mars de la même année), il n'en adhéra pas moins à la déchéance de l'empereur, ce qui lui mérita, de la Restauration, la croix de Saint-Louis (8 juillet 1814), et la plaque de commandeur de la Légion d'honneur (24 novembre suivant).

Il se tint à l'écart pendant les Cent-jours, et, président du collège électoral des Basses-Pyrénées, fut élu le 22 août 1815, de ce département, à la Chambre introuvable, par 103 voix sur 146 votants et 226 inscrits; il ne siégea pas à la Chambre, car il avait été nommé, cinq jours auparavant, pair de France (17 août). Il défendit à la Chambre haute les libertés octroyées par la Charte, vota cependant pour la mort dans le procès du maréchal Ney, fut élevé au grade de général de division le 1er mai 1816, .et promu grand officier de la Légion d'honneur le 19 août 1823.


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