Jean-Jacques Duboys

1768 - 1845

Informations générales
  • Né le 17 octobre 1768 à Richelieu (Indre-et-Loire - France)
  • Décédé le 18 juillet 1845 à Angers (Maine-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 15 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 21 octobre 1830 au 31 mai 1831
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Groupe libéral
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Centre gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant aux Cent Jours et député de 1830 à 1839, né à Richelieu (Indre-et-Loire) le 17 octobre 1768 « fils légitime de Me Jacques Duboys procureur et notaire au duché de Richelieu et de delle Magdelaine Cartier », mort à Angers (Maine-et-Loire) le 18 juillet 1845, il fut magistrat et soldat.

Reçu licencié en droit à l'université de Poitiers le 24 novembre 1788, il se fit inscrire comme avocat au présidial d'Angers le 16 mars 1790. Le 9 septembre 1791, il s'enrôla, comme simple soldat, dans le 3e bataillon des volontaires. Nommé capitaine dix jours après, et le lendemain lieutenant-colonel en second, il défendit Vannes contre les Chouans, reprit Rochefort, assista aux affaires de Nantes, de Mauves et de Thouarcé, et fut nommé commandant de place de Vannes, puis commandant du département. Envoyé en garnison à Belle-Isle, il fut, comme suspect, traduit devant le tribunal révolutionnaire de l'île, mais il se défendit lui-même et fut acquitté.

Il se battit à Dol et à Antrain, et y fut blessé à la figure et à la jambe. Elevé au grade de chef de brigade, le 10 germinal an III, et employé contre Stofflet, puis contre Charette, il remplaça le général Mermet au commandement du camp de Soulans. Le 10 germinal an IV, il fut nommé, étant aux armées, professeur de législation à l'Ecole centrale de Maine-et-Loire; le 18 frimaire an V, il donna sa démission de chef de brigade et prit possession de sa chaire. Son cours eut beaucoup de succès, il le continua jusqu'à la suppression de l'Ecole, qui eut lieu en 1804, et que hâta peut-être un discours prononcé par lui contre la création du lycée.

Il reprit sa place au barreau et prononça un plaidoyer mémorable en faveur des époux Lacroix dans l'affaire Clément de Ris. Le 20 avril 1811, il entra dans la magistrature comme substitut du gouvernement près la cour d'Angers. Le 15 mai 1815, il fut élu représentant à la Chambre des Cent Jours, par l'arrondissement de Segré, avec 43 voix sur 64 votants et 123 inscrits, contre 13 voix à M. Pilastre de la Brardiére, et 7 à M. Feuillant, anciens députés. Après avoir été arrêté en route par les Chouans, il parvint à Paris, et lut de sa voix « forte et animée », selon l'expression du Moniteur, le discours solennel à la cérémonie du Champ de Mai (1er juin 1815). Au retour, il fut de nouveau emprisonné au Mans par le général d'Ambrugeac, et relaché sur un ordre de Fouché. Il fut, en pleine audience, révoqué de ses fonctions de procureur-général par la réaction royaliste, rentra au barreau et devint le chef de l'opposition libérale dans Maine-et-Loire. Il échoua, le 12 juillet 1839, à l'élection législative, dans le 3e arrondissement électoral de Maine-et-Loire avec 76 voix contre 104 données à l'élu, M. de Cacqueray.

Elu colonel de la brigade nationale d'Angers en août 1830, et, le 10 du même mois, nommé procureur général à la Cour royale de cette ville, il se présenta le 21 octobre 1830, à l'élection législative de l'arrondissement de Beaupréau, et fut élu par 85 voix sur 112 votants et 223 inscrits, en remplacement de M. de Cacqueray, démissionnaire, contre 17 voix données à M. Cesbron-Descrances, et 8 à M. de Marcombe. Elu de nouveau, le 5 juillet 1831, par le collège de Beaupréau, avec 69 voix sur 109 votants et 238 inscrits, contre 39 données à M. Casimir Périer, il fut appelé, dans le cours de la même année, au siège de conseiller à la Cour royale de Paris.

Le 21 juin 1834, il fut réélu par le collège de Beaupréau avec 79 voix sur 108 votants et 265 inscrits contre 28 voix à M. Leclerc-Thouin, et fut réélu, le 4 novembre 1837, pour la quatrième fois, avec 149 voix sur 224 votants et 339 inscrits, contre 58 voix données à M. Reveillière, légitimiste. Mais il échoua dans le même collège, le 2 mars 1839, avec 121 voix contre 139 données à l'élu, M. Poudret de Sevret. Il avait alors 71 ans.

Le 29 décembre 1844, il donna sa démission de conseiller à la cour royale de Paris et se retira dans sa terre de la Bizolière en Savennière, où il mourut l'année suivante. Il avait été membre du conseil général de Maine et-Loire pour le canton de Montrevault de 1830 à 1839.

Fait chevalier de la Légion d'honneur le 10 juin 1815, il en est devenu officier le 6 mai 1838.

Date de mise à jour: juin 2013

Retour haut de page