Charles, Louis, François, Gabriel Morisson

1751 - 1817

Informations générales
  • Né le 16 octobre 1751 à Palluau (Vendée - France)
  • Décédé le 16 janvier 1817 à Bourges (Cher - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 2 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Vendée
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Vendée
Groupe
Minorité
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 21 mars 1797
Département
Vendée
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député en 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Palluau (Vendée) le 16 octobre 1751, mort à Bourges (Cher) le 16 janvier 1817, était homme de loi avant la Révolution. Membre du directoire du département de la Vendée (29 juin 1790), il fut élu, le 2 septembre 1791, député de la Vendée à l'Assemblée législative, le 2e sur 9, par 196 voix sur 290 votants. Il siégea au côté droit, demanda (1er janvier 1792) l'ajournement du décret d'accusation contre les princes français émigrés, fit partie (8 mars) du comité féodal, et s'opposa (18 juillet) à l'envoi de commissaires aux frontières. Elu par le même département membre de la Convention (5 septembre 1792), le 7e sur 9, avec 189 voix sur 310 votants, il prit place parmi les modérés, et fut un des quatre conventionnels qui, en novembre 1792, protestèrent contre le décret déclarant que Louis XVI pouvait être jugé et serait jugé par la Convention. Le 29 décembre, il reprocha aux Jacobins « de traiter de scélérats tous ceux qui ne pensaient pas comme eux. Vous citez toujours Brutus, s écria-t-il; mais si César eût été sans armes et sans puissance, ce Brutus fût peut-être devenu son défenseur.» Il demanda le bannissement du roi et de sa famille avec une pension d'un demi-million. Dans le procès du roi, il répondit au 1er appel nominal: « Je ne veux pas prononcer sur aucune des questions posées; je dirai, si on l'exige, les motifs de mon refus.» Et, au 3e appel nominal: « J'opinerais sur la question, s'il ne s'agissait que de prendre une mesure de sûreté générale; mais l'assemblée a décrété qu'elle porterait un jugement, et moi je ne crois pas que Louis soit justiciable. Je m'abstiens donc de prononcer.» Le 12 août 1793, accusé par Garnier de Saintes de correspondre avec les royalistes, il se défendit; son attitude très réservée lui permit de traverser la Terreur sans autre danger. Après le 9 thermidor, il fut envoyé en mission dans les départements de l'Ouest, à Brest, à Cherbourg pour aider à la pacification; le 9 ventôse an III, il écrivit à la Convention pour annoncer la soumission des chefs vendéens. Le 23 vendémiaire an IV, dix-sept départements l'élurent an Conseil des Cinq-Cents; le 10 floréal suivant, il fit adopter un projet de résolution sur l'application de l'amnistie aux Chouans, et sortit du Conseil le 1er germinal an V. Nommé aussitôt juge au tribunal d'appel à Poitiers, il passa en la même qualité au tribunal d'appel de Bourges en l'an VII, et fut maintenu comme conseiller à la même cour lors de la réorganisation de la magistrature en 1811. Il mourut à ce poste, après avoir vainement (28 octobre 1814), sous la première Restauration, rappelé son attitude pendant la Révolution, pour obtenir d'être conseiller à la cour de Cassation, ou tout au moins à la cour royale de Paris.


Retour haut de page